09.04.2007
Les banlieues avec Bayrou
Le seul qui peut battre Nicolas Sarkozy au 2ème tour est François Bayrou. Si vous ne voulez pas de Sarkozy, la seule solution est de voter François Bayrou dès le 1er tour.
Nicolas Sarkozy divise les Français sur de nombreux points, notamment sur l'immigration.
Le ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances Azouz Begag, désireux de « reprendre sa pleine liberté de parole », a démissionné jeudi du gouvernement.
Azouz Begag, l’un des deux seuls membres du gouvernement avec François Goulard (Recherche) à soutenir la candidature présidentielle de l’UDF François Bayrou, avait auparavant informé de sa démission au Premier ministre Dominique de Villepin, qui a reçu jeudi son ministre démissionnaire.
Dans un communiqué, M. de Villepin a précisé que le sociologue lyonnais avait voulu « reprendre sa pleine liberté de parole ».
Il a « salué sa lutte contre les discriminations, pour l’égalité des chances et en faveur de la diversité ».
M. Begag ne devrait pas s’exprimer dans l’immédiat, a indiqué à l’AFP son entourage.
Le PS a estimé que sa démission « achevait de montrer que le divorce de Nicolas Sarkozy avec les Français issus de l’immigration est consommé ».
« Par ses agressions verbales répétées à l’égard des Français issus de l’immigration, et ses attaques incessantes contre le modèle français d’intégration, Nicolas Sarkozy a montré qu’il avait un inquiétant problème à l’égard de la diversité de notre pays », écrit Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l’égalité au PS, dans un communiqué.
07.06.2006
Le NON à l'Europe un an après : il est urgent de réagir.
Je ne crois pas qu’il suffit de soumettre à nouveau à référendum le texte du Traité constitutionnel pour qu’il soit adopté. Je ne crois pas non plus à une ratification parlementaire car cela créerait un nouveau fossé entre le peuple et l’Europe à un moment où les citoyens dénoncent le déficit démocratique de l’Union. Le choix du peuple ne peut être changé que par le peuple. Les Français ont rejeté le Traité constitutionnel car ils estiment que l’Europe se construit sans eux : ainsi, ils n’ont pas été consultés sur l’élargissement aux dix nouveaux pays. Je déplore que le Conseil européen des 15 et 16 juin prochains s’apprête à prolonger d’un an le délai de réflexion sur l’avenir du Traité constitutionnel alors qu’il vaut mieux considérer que le texte actuel ne sera jamais adopté et ne pas perdre encore un an. Je pense qu’un nouveau texte devra être écrit, simple, court, dense, qui énoncera les valeurs et les objectifs politiques de l’Union et fixera les règles de fonctionnement de sa démocratie. Si un tel texte était élaboré, on pourrait imaginer qu’il soit adopté par tous les citoyens européens au moment où tous les citoyens européens sont appelés aux urnes le même jour, lors des élections européennes du printemps 2009.
Je regrette que les égoïsmes nationaux ressurgissent comme l’ont montré le débat sur les perspectives financières de l’Europe et le manque de solidarité avec les nouveaux pays entrants. L’emploi en France est dépendant de la croissance de la zone euro : si la zone euro décroche, nous n’aurons pas de croissance nationale. Pour créer de la croissance et des emplois : il y a urgence à coordonner nos politiques économiques et budgétaires et de mettre en place une gouvernance économique. La crise de l’énergie nous menace, la protection de notre atmosphère devient une question brûlante, l’immigration tourmente l’opinion publique. Nous avons besoin de politiques communes pour l’énergie et la recherche. Toutes les grandes questions qui se posent aux Français – immigration et co-développement, croissance, insécurité en matière d’emploi, développement durable… ne se règleront pas sans une Europe forte.
Je regrette que la France n’ait pas tiré les leçons du vote du 29 mai 2005 et qu’on n’ait pas tracé de nouvelles perspectives. Depuis un an l’Europe stagne et même recule. Il est urgent de réagir.
22:15 Publié dans L'Etat Français et l'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, udf vosges, udf 88, immigration, l'emploi, l'économie, l'environnement
