09.01.2009
Vosges : inventer des voies économiques nouvelles pour contrer le déclin industriel et fixer la population
Voici une étude intéressante de l'Insee sur le département des Vosges qui a été commandée par le Préfet pour inventer des voies économiques nouvelles afin de contrer le déclin industriel et de fixer la population : étude insee sur les vosges.pdf
21:49 Publié dans Agriculture et Agriculture de Montagne, Développement durable, Developpement economique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie vosgienne, modem vosges
27.04.2006
LA DETTE DE SAINT-DIE DES VOSGES DEBUT 2006
Voici ci-dessous un document présenté au conseil municipal de Saint-Dié des Vosges lors du conseil municipal du 24 mars 2006. Ces chiffres concernent uniquement le budget principal.
Capital remboursé Capital remboursé Désendettement
CA 2001 3 103 988 1 981 837 1 122 151
CA 2002 3 551 484 1 829 388 1 722 096
CA 2003 3 336 294 2 110 114 1 226 180
CA 2004 3 488 077 2 875 993 612 084
CA 2005 4 366 997 2 997 300 1 369 697
BP 2006 4 214 043 3 450 000 764 043
Total cumulé du Désendettement 6 816 251
Si on calcule le désendettement entre le 31-12-2001 et le 31-12-2005 avec les chiffres de Monsieur PIERRET, on obtient 4 930 057 euros. (1 722 096 + 1 226 180 + 612 084 + 1 369 697)
Voici maintenant ci-dessous les chiffres donnés par les comptes administratifs toujours pour le même budget principal.
Endettement au 31-12 Désendettement
CA 2001 45 193 436
CA 2002 43 583 646 1 609 790
CA 2003 42 569 941 1 013 705
CA 2004 43 838 307 -1 268 366
CA 2005 42 479 803 1 358 504
Total Désendettement 2 713 633
Si on calcule le désendettement entre le 31-12-2001 et le 31-12-2005 avec les chiffres du compte administratif, on obtient 2713 633 euros. L’endettement ayant progressé entre le 31-12-2003 et le 31-12-2004 de 1 268 366 euros.
Cherchez l’erreur : Monsieur PIERRET est un magicien de la finance car il arrive à transformer un désendettement de 2, 7 ME en 4,9 ME. Pourquoi persiste t’il à travestir la réalité ???
Toujours au cours de ce même conseil municipal, il nous annonce qu’il baisse pour le budget principal les charges de fonctionnement de près de 2 ME tout en omettant de préciser qu’il vient de transférer les comptes des ordures ménagères dont les charges de fonctionnement s’élève à 2,4ME sur un budget annexe.
D’ailleurs les budgets annexes prennent une part de plus en plus importante. Ainsi, si on cumule tous les budgets, on obtient le montant de la dette qui s’élève à :
50,45 ME au 31-12-2003
51.76ME au 31-12-2004
50,27 ME au 31-12-2005
La baisse observée entre le 31-12-2004 et le 31-12-2005 est à relativiser car la ville a été obligée d’emprunter début 2006 1,8 millions d’euros pour reprendre le parking de la place du marché. Ce montant apparaît dans un nouveau budget annexe. La dette début 2006 s’élève en réalité à 52 millions d’euros.
Je ne critique pas cet état de fait que nous devons assumer car j’estime qu’on ne peut pas reprocher indéfiniment les erreurs du passé mais je critique le discours trompeur de la majorité qui veut nous faire croire qu’elle maîtrise les finances de la ville et que nous sommes sur la voie du désendettement.
Vous pouvez retrouver ces tableaux mieux présentés sur mon site http://udf.88.free.fr/ dans la rubrique ville de Saint-Dié
17:00 Publié dans Circonscription de Saint-Dié, Saint-Dié des Vosges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La dette de Saint-Dié des Vosges, Economie Vosgienne, UDF Vosges, UDF 88, UDF Saint-Dié, UDF Lorraine, Environnemen
26.04.2006
Aménagement du territoire
Je suis pour un développement équilibré de l’ensemble du territoire Français. Chacun doit pouvoir vivre et travailler là où il le souhaite, or c’est loin d’être le cas : il y a des endroits où l’on ne peut même plus circuler, et d’autres qui sont de véritables déserts
Je vis dans la circonscription de Saint-Dié des Vosges qui est en grande partie rurale, les habitants y trouvent certains avantages : le cadre de vie y est exceptionnel, le prix des logements y est plus abordable, et nous n’avons pas les problèmes des banlieues des grandes villes.
Cependant notre population vieillit, les jeunes quittent notre circonscription pour travailler ailleurs, et notre attractivité baisse. Nous devons nous battre pour donner la priorité aux infrastructures de transport, pour maintenir les services publics, le commerce et l’artisanat en milieu rural, pour engager une réelle politique des paysages et favoriser le maintien de l’agriculture en montagne, et enfin pour positionner le tourisme comme un secteur clé de notre économie locale.
Le seul combat qui vaille est le combat pour l’Homme, et pour la Vie. Nous devons avoir un vrai projet de société qui crée les conditions favorables à une meilleure qualité de vie, à un environnement sain, à la procréation, au goût de vivre et de se battre, et cela permettra d’obtenir des effets positifs dans les domaines de la santé, des retraites, de la lutte contre la délinquance. C’est pour cela que l’aménagement du territoire et le développement économique sont des enjeux essentiels pour l’avenir des Français.
Le développement économique et l’aménagement des infrastructures doivent se faire à l’échelle d’un territoire regroupant plusieurs communes. Or dans beaucoup trop de cas, les rivalités politiques et les égoïsmes de certains maires favorisent le déclin économique de ce territoire. L’Etat doit jouer son rôle notamment en réformant la fiscalité locale pour la rendre plus juste, plus simple, plus efficace et ainsi renforcer la péréquation entre les communes riches et les communes pauvres d’un territoire.
15:40 Publié dans Circonscription de Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aménagement du territoire vosgien, économie vosgienne, udf vosges, udf 88, udf saint-dié, bruyères, fraize
23.04.2006
Pourquoi la France va mal
La France va mal : pourquoi ?
Notre pays arrive au bout d’une époque, celle de l’épuisement politique. La maison est branlante. Elle a beaucoup de fissures. Il va falloir tourner la page sur ces années grises et sur la pratique politique qui nous a conduits où nous sommes. Pour cela, rien n’est plus important, que d’identifier les racines du ‘mal français’, car sur le mal français, tout le monde ou presque est d’accord. Les chiffres du déficit et de la dette, ont dépassé 1100 milliards affichés, courant vers les 1200 milliards, 80 000 € au bas mot par foyer français. Et l’augmentation des taux nous pend au nez, non pas comme un sifflet, mais comme une grenade dégoupillée. Je rappelle les chiffres de la création d’entreprises en France : nous avons 40 entreprises pour mille habitants, 60 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, 80 en Italie ou en Espagne. Nous en créons 4 par an, ils en créent 6 ou 8. La pauvreté a recommencé à croître en France, y compris chez les jeunes, y compris chez ceux qui travaillent, y compris désormais chez les plus âgés, chez les retraités.
Il faut donc découvrir les racines pour pouvoir s’attaquer aux causes. En voici trois parmi les plus importantes.
1. On s’adresse à l’État pour résoudre les problèmes de la société à la place de la société, les problèmes des Français à la place des Français.
Or l’État est lui-même victime de sa complexité croissante, où il s’étouffe, et où il se perd.
Et donc soigner cette première racine du mal français, c’est redéfinir l’État et son rôle, en se fixant comme but une société de l’autonomie .L’Etat ne peut pas, en un monde saisi de mouvement rapide et général, trouver les réponses à la place de la société. La création, l’invention, l’ouverture de voies nouvelles, nécessitent une société de l’autonomie. Une société de l’autonomie repose sur la séparation des pouvoirs, la légitimité de partenaires civils, leur reconnaissance, et donc la transparence.
2. Il y a le mépris pour la démocratie.
Ce mépris est un drame collectif parce qu’il affecte la capacité de notre peuple à se conduire, à décider de son avenir et quant le peuple ne sait pas, il est incapable de vouloir. Nous sommes dans une sorte de monarchie élective, sans même les parlements d’ancien régime. Et cela pervertit toute notre vie publique. Quand le souverain est intact, c’est la cour ; mais il y a pire : quand le souverain est atteint, ce n’est plus seulement la cour, avec ses ridicules et ses bassesses, c’est la guerre de succession.
Refonder la République en démocratie nécessite le rétablissement des pouvoirs d’un Parlement digne de ce nom, le rétablissement de la séparation des pouvoirs, le choix d’un État impartial, pas d’un État dominé par un parti, même si c’est successivement. Cela implique, par exemple, un changement dans la pratique des nominations, dont beaucoup devraient être rendues aux communautés compétentes, et dont les autres, celles des corps de contrôle, devraient être prononcées par des majorités qualifiées après audition.
3. Nous avons bâti, au fil du temps, une protection sociale dont la charge repose quasi-exclusivement sur le travail.
Cette idée admise par tous ignore une réalité, mais concentrer les charges sur le travail en amont, c’est empêcher qu’un grand nombre d’emplois soit créé.
Les pays qui ont fait un autre choix, comme les pays scandinaves, ont un taux d’emploi très supérieur au nôtre.
Et ce n’est pas surprenant puisque cette répartition des charges revient à imposer aux produits et services élaborés en France un droit de douane à l’envers, qui les grève, et dont sont exonérés les produits et services élaborés dans les pays sans protection sociale.
Penser une autre architecture, ‘TVA sociale’ ‘contribution sur les échanges financiers’ ou d’autres modes de financement, ce n’est sans doute pas facile, mais c’est se donner des marges de manœuvre pour la feuille de paie et pour l’emploi.
Et sans marges de manœuvre, rien ne changera.
Même réflexion pour notre architecture d’aide sociale.
Il faut une simplification drastique, qui conduise à une architecture différente de notre protection sociale : aide unique compatible de manière dégressive avec tout revenu actif qui pourra être trouvé.
Il faut enfin réhabiliter le risque. Entreprise, image de l’entreprise, possibilité des risques, possibilité de l’échec. J’ai toujours été frappé de l’absence de seconde chance.
Conclusion
Il faut redéfinir l’État dans la société et les rapports réciproques entre l’État et la société.
Il faut accepter de devenir une démocratie. Il faut repenser les cadres de notre architecture économique et sociale pour retrouver des marges de manœuvre.
17:45 Publié dans L'Etat Français et l'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise politique, pauvreté, démocratie, tva sociale, économie vosgienne, udf vosges, udf 88
