12.06.2006

La crise automobile frappe la Déodatie mais c'est à nous de décider de l'avenir de notre territoire.

La série noire se poursuit en France pour les fournisseurs de l'automobile depuis début 2006, avec de multiples suppressions d'emplois dans des sociétés qui subissent l'explosion des prix des matières premières, la délocalisation des constructeurs et leur pression sur les coûts. 5000 suppressions d’emplois sont prévues en 2006 et le mouvement va continuer dans les quatre ou cinq années. Depuis le début de l'année, il y a une accélération des restructurations chez les sous-traitants, et le bassin d’emploi de Saint-Dié des Vosges est durement touché. J’ai une pensée particulière pour les employés de la société Aries Meca à Sainte Margueritte dans les Vosges où il est prévu de supprimer 182 emplois sur 340. Ce site fait partie du groupe de plasturgie automobile Mecaplast.
Tout comme mon ami Jean Lassalle, venu soutenir les salariés de chez SEB à Saint-Amé, je ne suis pas contre l'entreprise qui est le poumon de notre société mais contre les monstres financiers du CAC 40, des cannibales qui se mangent entre eux. Je n'accepte pas que deux ou trois hommes puissent décider de l'avenir de milliers de personnes et d'un territoire. Dans le massif vosgien, nous sommes tenaces et s’il est vrai que le tourisme est un vecteur clé pour l’avenir de notre économie, cela ne suffit pas. Nous devons nous battre, nous engager, et réinvestir le terrain de la démocratie : nous avons le droit de décider de l’avenir de notre territoire. Les entrepreneurs iront s'installer là où il y a des gens qui se battent.