21.06.2008

L'association foncière pastorale (AFP) : un outil pour soutenir l'agriculture de montagne et pour valoriser les paysages

Dans le cadre d'une journée organisée par le Conseil Général et la Chambre d'Agriculture, j'ai visité récemment, avec d'autres élus, 4 associations foncières pastorales sur les cantons de Provenchères sur Fave et de Senones. L'idée m'a séduit et je vous propose une synthèse sur les enjeux des AFP.

Problématique :
En certains endroits de la Déodatie, nous avons encore des habitations enclavées par les boisements de résineux, une fermeture des paysages et une détérioration du cadre de vie, une perte de qualité des cours d’eau, des friches humides herbacées et arbustives nombreuses et en progression, et enfin des terrasses agricoles et des vergers qui disparaissent.
Par ailleurs, il est nécessaire de trouver davantage de parcelles agricoles pour assurer la pérennité des exploitations en place.
La tempête de 1999 a permis l’ouverture de nouvelles perspectives et les communautés de communes du Pays de Senones et de la Fave ont été à l’initiative chacune de 2 associations foncières pastorales.

Pourquoi créer une AFP ?
Nous avons dans certains endroits de la Déodatie beaucoup trop de résineux, un foncier majoritairement privé, un parcellaire morcelé, et des propriétaires nombreux et dispersés.
Nous avons donc créé des AFP pour lutter contre le morcellement foncier qui rend difficile sinon impossible la mise en valeur de certains territoires et le contrôle de la végétation et pour faciliter la sauvegarde et la valorisation d’un foncier qui ne pourrait l’être de manière individuelle.

Conditions pour créer une AFP :
La condition principale est d’avoir l’accord de 50% des propriétaires possédant 50% des terres. Cela prends du temps et il vaut mieux que ce soit une personne extérieure qui se charge d’expliquer le projet et les avantages que l’on peut en retirer collectivement. Cela s’est très bien passé à Grandrupt, Belval, Le Saulcy, Le Mont, Provenchères sur Fave, La Petite Fosse, et La Grande Fosse.

Objectif d’une AFP :
- Soutenir l’agriculture de montagne en mettant de nouveaux prés à disposition des exploitants agricoles.
- Favoriser de bonnes conditions à l’installation d’un nouvel agriculteur.
- Maintenir des espaces ouverts et entretenus et un cadre de vie de qualité.
- Favoriser la diversité écologique et paysagère des milieux.
- Engager les travaux de reconquête nécessaires sur les terrasses et en fond de vallée.
- Protéger les cours d’eau.

Financement :

Les travaux de broyage, d’ensemencement, d’aménagements divers ont été financés sur les 4 exemples d’AFP que je connais à 80% par des fonds provenant de l’Europe, de la Région et du Conseil Général. Le restant 20% est autofinancé par le bénévolat valorisé des travaux en régie (bois de chauffage, débroussaillage, pose de clôtures, …).

30.12.2007

Mes voeux pour l'année 2008

Une société unie n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures
Olivier GUICHARD Un chemin tranquille.


A l’heure des souhaits pour l’année qui débute, mes premières pensées vont bien sûr vers les plus démunis, les malades, les personnes qui souffrent d'isolement.

Sur le plan local, la situation économique de notre bassin d’emploi n’est pas rassurante puisque le taux de chômage avoisine les 15% et les services publics disparaissent. Cela va à l’encontre d’un développement harmonieux et équilibré du territoire.

Pourtant, nous avons des atouts : un environnement exceptionnel, un savoir faire industriel, et une population volontaire et travailleuse. De plus la desserte par le TGV constitue une opportunité de développement que les collectivités locales doivent saisir pour créer cette dynamique économique mais elles doivent promouvoir une offre territoriale globale, au nom de la cohérence et de la solidarité, tout en préservant les identités et spécificités locales.

Aujourd'hui, les lignes politiques bougent, je souhaite pour 2008, que tous les acteurs de la Déodatie unissent leurs efforts pour améliorer la situation économique de notre bassin d'emploi. C'est mon voeu le plus cher : il est temps d'en finir avec ses clivages stériles qui se traduisent par un retard de plusieurs années. Unis, nous serons ainsi plus efficaces pour proposer une offre territoriale cohérente dans tous les domaines de notre vie : économie, cadre de vie, culture, jeunesse et sport.

Je souhaite que 2008 nous conduise à construire les fondations d’un monde meilleur, plus responsable et plus solidaire.

Pour réussir, notre société doit déjà donner toute sa place à la famille, lieu irremplaçable où les enfants ont besoin de trouver les moyens de s’épanouir, les mains pour les soutenir. Il faut qu’elle développe les valeurs d’entraide, et je salue l’action de ceux qui mettent leur compétence au service des autres. Des investissements dans l’innovation, la recherche et les services s’avèrent nécessaires pour créer les richesses et les emplois de demain et il est important de soutenir les petites entreprises qui ont des possibilités d'embauche bien plus élevées que les grandes. En effet, c’est par l’emploi que l’on assure la cohésion sociale et économique d’un territoire, et aujourd’hui, plus que jamais, tous les partenaires privés, institutionnels et associatifs doivent s’unir pour répondre à l’accompagnement des mutations économiques, au développement des zones rurales, à la politique des quartiers difficiles.

Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour 2008: des vœux de santé, de paix et de bonheur.

05.12.2007

Au delà des étiquettes : la vraie stratégie municipale du MoDem

Voici une note que l'on peut lire sur le blog de Ledru-Rollin 2007

Vous y trouverez des réponses et des pistes de réflexion au sujet des municipales de Saint-Dié des Vosges

23.10.2007

10 propositions nationales pour la campagne du MoDem aux municipales

Les futures élections municipales se joueront sur des enjeux locaux. Mais, d’une part, ces élections générales ont toujours valeurs de test à l’échelle nationale. Et, d’autre part, il est vraisemblable que les listes locales du MoDem s’allieront suivant les cas, ou avec la gauche, ou avec la droite.

Il apparait donc légitime d’envisager un socle de propositions communes qui nous assurera une visibilité à l’échelle nationale et une cohérence dans nos alliances: qu’aucun, en interne ou en externe, ne puisse nous accuser de renoncement après une alliance tant que les propositions communes seront maintenues.

Les 10 propositions que j’envisage sont les suivantes :

Une ville plus démocratique :


1. Une intercommunalité à l’échelle de la ville

2. Des referendums locaux sur les grands enjeux

3. Revendiquer le droit d’expérimentation


Une ville plus durable et plus équilibrée :

4. Une politique énergétique municipale responsable

5. Appliquer réellement la loi SRU

6. Une agence municipale de veille et d’information sur la qualité de vie


Une ville plus dynamique :

7. Construire

8. Tous les services municipaux en ligne

9. Une agence municipale du travail de proximité

Je ne propose ici que 9 idées sur 10, pour bien signifier que cette article n’est qu’une vision personnelle et partielle, à débattre, à modifier et à compléter.

NOTA : Ces propositions concernent les communes urbaines, les communes rurales devraient sans doute faire l’objet de propositions spécifiques.


Une ville plus démocratique :

1. Une intercommunalité à l’échelle de la ville


Le morcellement administratif des communes n’est aujourd’hui plus adapté à l’échelle de la ville. Dans beaucoup d’agglomération, les communes sont devenues des quartiers aux profils socio-économiques très segmentés. Et la ville, face à des problèmes communs et interdépendants, n’a pas la possibilité d’apporter des réponses coordonnées en raison de son morcellement administratif. De même, la crise des banlieues ne pourra se résoudre que par la mise en place d’une véritable solidarité entre communes riches et communes pauvres. Cette solidarité est impossible à l’échelle des communes mais, elle le deviendra à l’échelle de la ville. De même pour la maîtrise du développement urbain et l’urbanisme.

L’intercommunalité doit donc dépasser le seul cadre actuel des services collectifs (transports, eau, assainissement, déchets...) pour devenir le véritable espace de l’exercice de la démocratie, de l’urbanisme et de la solidarité.

Le MoDem devrait donc porter l’ambition d’étendre les intercommunalités tant dans l’espace urbain que dans leurs compétences.


2. Des referendums locaux sur les grands enjeux


Au-delà des visions idéologiques de la ville, il y a des choix à long terme indispensables à faire pour en définir l’avenir. Ainsi par exemple des transports ou de l’urbanisme.

La réponse à toutes ces questions n’est pas forcément politicienne : en fonction des aspirations de chacun ou de ses possibilités financières, ce n’est pas parce que l’on vote traditionnellement pour telle ou telle majorité que l’on sera nécessairement favorable à ses projets. Ce qui peut être vrai au niveau national ne l’est pas forcément à l’échelle locale. C’est pourquoi, sur les choix à long terme, des référendums locaux devraient être organisés.

Mais, il ne devrait pas s’agir vraiment de référendums, qui ont toujours un relent de plébiscite ou de protestation, mais plutôt des votes de choix entre trois projets, dont un présenté par l’opposition. Les deux autres projets seraient préparés par la majorité municipale sur la base d’ambitions et de coûts différents. En cas de victoire du projet de l’opposition, le maire s’engagera à nommer un adjoint qui en est issu afin de mettre en œuvre ce projet en bonne intelligence. C’est le pragmatisme et non l’idéologie partisane, qui doit éclairer la conduite municipale. C’est ce qu’attendent les citoyens.

Les électeurs auraient alors la possibilité de se prononcer en toute connaissance de cause sur les projets présentés : coûts, intérêts, délais, qualités... ils pourront alors choisir de dépenser plus (en impôts) pour de nouveaux services ou de nouvelles infrastructures. Il n’y aura pas de hausse d’impôts qui ne sera librement consentie par référendum.

Cette démocratie directe est aujourd’hui devenue indispensable pour associer directement les citoyens à leur choix de vie et de dépenses. Le MoDem, né d’une aspiration à un renouvellement démocratique, pourrait en être le fer de lance.

3. Revendiquer le droit d’expérimentation


Logement social, péages urbains, agence de veille de la qualité de vie, agence des services de proximité, taxes municipales d’aménagement, réforme des taxis, sécurité locale, démocratie directe, etc. Autant de domaines actuellement régis par l’État, mais pour lesquels chaque ville pourrait faire valoir son intérêt particulier, ses spécificités et revendiquer son droit d’expérimentation.

Un peu comme au Moyen Âge quand les villes avaient réussi à gagner progressivement une certaine indépendance, il s’agit maintenant de les ré-émanciper par rapport au pouvoir centralisateur et normatif. Il s’agirait d’une étape logique de la décentralisation et de la réappropriation de la politique par les citoyens grâce à une plus grande proximité. Les villes, bien plus que les régions ou les États, sont maintenant le véritable creuset de l’identité individuelle et de l’innovation démocratique.

Sans cette étape d’expérimentation, de nombreux projets originaux pour la ville ne pourront être mis en œuvre, même si leurs citoyens en ont l’initiative et la maîtrise du financement.

Le MoDem, force de renouvellement et d’innovations, pourrait donc se positionner en tant qu’initiateur de la décentralisation vers les villes, ainsi que comme catalyseur de leur créativité pourvu qu’on leur en laisse la possibilité.

Une ville plus durable et plus équilibrée :

4. Une politique énergétique municipale responsable


En matière d’urbanisme ou de transports, les villes ont de larges compétences qui leurs permettraient de mettre en œuvre des politiques énergétiques durables et responsables.

Urbanisme :

* Inclure dans les documents d’urbanismes des contraintes d’économies d’énergies supérieures aux normes, y compris en matière de rénovation.
* Dans les concours d’architecture, privilégier les projets les plus économes en énergies.
* Développer des « quartiers verts » à l’instar de Fribourg ou BedZed.
* Il pourrait également être envisagé une fiscalité locale modulée en fonction du Diagnostic de Performance Energétiques (DPE) des bâtiments et des logements.

Transports :

* Mise en place d’une politique d’achat très volontariste concernant les véhicules propres pour les services municipaux, les bus et les taxis.
* La dissuasion financière progressive des véhicules les plus polluants : vignette municipale, péage urbain, subventions aux véhicules propres.
* La réduction des embouteillages, car ils participent largement à la pollution en multipliant le temps de fonctionnement des véhicules.


5. Appliquer réellement la loi SRU


La loi SRU qui prévoit un minimum de 20 % de logements sociaux par commune est évidement imparfaite et parfois difficilement applicable. Cependant elle définit une cible et fixe des objectifs qui sont nécessaires à l’établissement d’une véritable mixité dans la ville. Elle est donc indispensable.

Certaines municipalités font délibérément le choix de ne pas l’appliquer et de renoncer à la mettre en œuvre. Ce choix est démocratique car il correspond généralement à celui de la majorité des électeurs. Le MoDem devrait avoir la position courageuse d’annoncer qu’il ne sera pas de ces majorités. Nos élus devraient s’engager à mettre en œuvre cette loi, c’est-à-dire à prendre toutes les dispositions pour satisfaire cet objectif.


6. Une agence municipale de veille et d’information sur la qualité de vie


La maîtrise et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens urbains passent nécessairement par une information objective et transparente des conditions de vie et d’hygiène au cœur de la ville.

Les données à prendre en compte pour assurer ce suivi seraient notamment les suivantes :

* La qualité de l’eau potable.
* La qualité des eaux des rivières et de fleuves.
* La qualité de l’air et la pollution.
* Les niveaux de bruit : la pollution sonore.
* L’accidentologie : accident de circulation et domestiques.
* La criminalité et les incivilités.
* La qualité des déplacements tant en voiture qu’en transports en commun divers : confort, durée moyenne des trajets. Cette agence s’attacherait également à mettre en exergue les véritables points noirs quotidiens.
* L’indice spécifique du coût de la vie locale, qui est bien différent de l’indice national.
* Ainsi qu’une veille sanitaire spécifique à certaines grandes maladie urbaines : cancers, allergies, maladies infantiles, troubles pulmonaires et respiratoires...

Tous ces facteurs seraient suivis à court terme et à long terme et seraient publiés en temps réel sur internet. Une partie de ces paramètres est déjà mesurée par ailleurs, mais il s’agit ici de réaliser un véritable « reporting » indépendant, lisible et transparent de la qualité de vie.

Ces agences réaliseraient et publieraient également des comparatifs avec les valeurs relevées dans d’autres villes comparables.


Une ville plus dynamique :

7. Construire

Hausses démesurées des prix des logements, absence de mixité sociale, rareté des logements sociaux, longueur des déplacements entre habitat et activité... Autant de problèmes que connaissent toutes les villes et qui n’ont qu’une seule solution efficace : construire. Et ce sont bien les municipalités qui ont toutes les cartes en main sur ce sujet.

Il faut en effet construire des logements (de tous types) pour recréer de l’offre et ainsi faire baisser les prix (emprunts et loyers) qui plombent le budget et le pouvoir d’achat des citoyens.

Il faut en effet construire des logements sociaux pour offrir à tous les conditions d’habitats décents qui permettent un développement et une éducation efficace.

Il faut en effet construire des logements « normaux » ou des bâtiments d’activités dans les zones les plus dégradées pour contribuer à revaloriser ce patrimoine.

Il faut construire responsable : c’est-à-dire en limitant l’étalement urbain, densifier, et en promouvant toutes les dispositions qui permettent une utilisation modérées des ressources et des énergies.

Le MoDem pourrait donc être un parti de bâtisseurs responsables.

8. Tous les services municipaux en ligne


Aussi bien pour les citoyens que pour les entreprises, la réalisation des démarches administratives est généralement une grande perte de temps. Aujourd’hui les moyens de communication et de sécurisation permettent d’envisager la réalisation de la quasi-totalité des formalités sans avoir à se déplacer. Les services ainsi offert seraient par exemple :

* Inscriptions aux écoles, crèches, centres d’animations...
* Inscription sur les listes électorales
* Dépôt des permis de construire et des déclarations préalables de travaux
* Demande de logements sociaux
* Etc...

Ce mode de fonctionnement a l’avantage de permettre le suivi des dossiers, de réaliser une traçabilité des demandes et d’être transparent. Il ne serait bien sûr pas exclusif, et des services physiques seraient maintenus pour tous les citoyens qui ne souhaitent ou ne peuvent utiliser ces technologies.

Sur ces sujets, et sur tout ce qui peut faciliter la vie du citoyen et des entreprises, le MoDem à l’ambition d’être moteur et de proposer des solutions nouvelles et efficaces.


9. Une agence municipale du travail de proximité


Les services d’emploi à la personne (garde d’enfants, assistance aux personnes âgées, femme de ménage, bricolage, livraisons, garde d’animaux...) payés par Chèque Emploi Service ou contrat de travail de particulier à particulier, doivent être largement encouragés à se développer. En effet, tant l’offre (des milliers de chômeurs) que la demande (des milliers de salariés sur-occupés) existent. La difficulté de ce marché est de les faire se rencontrer et qu’elles s’épanouissent dans la confiance et la sécurité pour que chacun puisse sans souci confier son enfant ou les clés de chez soi. L’intermédiation d’un service public semble donc nécessaire.

Concernant plus spécifiquement la garde d’enfants et l’assistance aux personnes âgées, cette solution est peut-être celle à privilégier : les solutions collectives sont toujours plus chères pour la communauté, et souvent les moins satisfaisantes pour les usagers. D’autre part, outre son aspect économique, cette relation individuelle rétablit un vrai lien social local.

Ces agences fonctionneraient un peu sur le modèle des syndicats à l’américaine, en réalisant les missions suivantes :

* Défendre les intérêts de cette toute nouvelle classe de travailleurs indépendants, mais relativement précaires.
* Contrôler ces travailleurs avant qu’ils ne commencent et ensuite sur leur lieu de travail.
* Assurer une formation initiale et continue.
* Prendre en charge leur assurance et ainsi tranquilliser les employeurs en cas de sinistre ou de vol. Réaliser une médiation en cas de conflit.
* Optimiser les emplois du temps et les temps de transports, qui sont généralement le calvaire de ces personnes travaillant généralement à temps plein en réalisant de nombreux temps partiels.
* Informer la clientèle et mettre en relation les parties.
* Accompagner l’évolution professionnelle vers d’autres métiers.

C’est-à-dire, devenir un véritable outil d’insertion et de réduction du chômage.

Ces agences devront être un service public plutôt que des entreprises spécialisées. En effet :

* Pour rester motivés et entreprenants, ces travailleurs doivent rester indépendants. Le travail s’il était salarié serait largement moins fiable. Il faut également maintenir la relation directe entre l’employeur particulier et le travailleur particulier, seul gage de la satisfaction et de la confiance entre les deux parties.
* Au niveau des coûts également, l’intermédiaire d’une entreprise se ressent largement tant pour le client que pour le travailleur, par un doublement (légitime) des frais. Le service public, lui serait gratuit pour les deux parties, financé notamment par les économies réalisées en prestations d’assistance diverses.

11.06.2007

Résultats du premier tour sur la circonscription de St-Dié

Je remercie les électeurs qui m’ont accordé leur confiance. Bien sûr, je regrette la faible mobilisation de l’électorat sans doute trop influencé par les médias. Ma priorité, c’est l’emploi et je continuerai à me battre pour améliorer les conditions de vie des Vosgiens. Si les résultats ne comblent pas mes espérances, j’ai tout de même réussi à obtenir 7,6% des suffrages exprimés, ce qui est au dessus de la moyenne nationale, dans une circonscription où François Bayrou se situait très en dessous de son score national.
Les voix ne m’appartiennent pas : je ne donne donc aucune consigne de vote.

01.06.2007

Ma profession de foi

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28.05.2007

Défendre le secteur de l'artisanat et du commerce alimentaire

Le secteur de l’artisanat et du commerce alimentaire de proximité ainsi que celui de l’hôtellerie restauration représente plus de 300 000 entreprises et près d’un million de salariés au plan national. Ils contribuent à l’aménagement harmonieux du territoire et constituent un des réseaux commerciaux les plus denses de France.

Il faut donc accompagner ces entreprises dans leur développement et cesser de les considérer comme un secteur à sauvegarder au même titre que certains monuments historiques.

Le rôle de l’Etat et de son appareil en ce domaine est important. Il doit se réformer pour passer d’une culture de la réglementation, du contrôle et de la répression à celle de l’accompagnement et de l’encouragement.


Les conditions d’une concurrence loyale

Ces entreprises ont su s’adapter et évoluer pour faire face à la concurrence des grandes enseignes de la distribution ou de la restauration rapide. Les consommateurs ont, pour leur part, modifié leurs habitudes : alors que les préoccupations environnementales prennent une place prépondérante dans notre société, la proximité est redevenue un atout majeur. L’attractivité de la grande distribution se renforce grâce à la mise en avant de quelques produits à prix cassés sans qu’aucun des indicateurs de prix officiels n’ait enregistré de baisse significative des prix pour les consommateurs. Il convient donc de rétablir les conditions d’une concurrence loyale dans le mécanisme de formation des prix. Cet équilibre doit également se retrouver dans l’accès aux outils de communication grand public comme la télévision. Il faudrait par exemple permettre au commerce de proximité d’assurer une communication collective nationale grand public en favorisant la mise en place d’outils de communication adaptés.

La simplification de la vie quotidienne des entreprises

Les chefs d’entreprises doivent consacrer leur énergie à créer de la richesse et de l’emploi plutôt qu’à appliquer des réglementations tatillonnes, voire inutiles. Les services de l’Etat ne doivent pas freiner le développement des entreprises, mais au contraire les accompagner dans leur croissance.

L’allègement des charges et contraintes

Ces entreprises qui ne risquent pas d’être délocalisées, sont très fortement créatrices d’emplois qualifiés répartis sur l’ensemble du territoire en zone urbaine, rurale ou dans les quartiers sensibles. Elles pourraient l’être encore plus si les charges et contraintes qu’elles supportent étaient allégées. Je propose de diminuer les charges sociales en élargissant l’assiette sur laquelle elles reposent, ainsi que la possibilité pour chaque entreprise de créer 2 emplois sans charge.

La mise en place de filières de formation positives

Il convient de mieux orienter les jeunes en leur donnant dès l’entrée au collège, une image objective et positive de ces métiers. Il convient également de promouvoir l’esprit d’entreprendre.

Au plan local

Si le dispositif actuel a permis l’implantation d’un nombre impressionnant de mètres carrés de grandes surfaces, une réglementation spécifique doit être maintenue et la règle ne peut pas être identique selon la nature de la ville concernée. L’implantation d’une surface alimentaire de 1 000 m² aux portes d’un bourg de 4 000 habitants peut provoquer autant sinon plus de dégâts qu’un 10 000 m² dans une mégapole de quelques millions d’habitants.

16.05.2007

Mes priorités

I. L’emploi.
Réduire les charges qui pèsent sur le travail pour libérer l’emploi, transférer les charges sociales vers d’autres bases que le travail.
Permettre à chaque entreprise de créer deux emplois nouveaux sans charges sociales.
Soutenir les petites entreprises : simplifier leur environnement juridique et fiscal, leur réserver 20% des marchés, réduire les délais de paiement des grandes entreprises et de la puissance publique.
Rendre le métier de chercheur plus attractif ; donner plus de cohérence et plus d'unité aux pôles de recherche et les rapprocher du monde de l’entreprise pour créer les emplois de demain dans l’innovation.
Développer les emplois non délocalisables comme l’artisanat, le bâtiment, les métiers de proximité et de service à la personne….
Développer l'économie solidaire, le commerce éthique, et les réseaux de micro crédit et de création d'entreprise par les demandeurs d'emploi.

II. La défense de notre ruralité et de notre environnement
Défendre les services publics, ils sont indispensables à la cohésion sociale de notre territoire.
Soutenir notre agriculture de montagne : mener une politique volontariste de défense de l’herbe, inciter à l’élevage et à la culture bio, valoriser les produits du terroir.
Développer une économie touristique. Avec l'arrivée du TGV, il est capital de valoriser notre destination, de créer des formules d'accueil, de développer l'offre d'hébergement, de mettre en place des animations...
Améliorer nos infrastructures de transport et de communication.

III. Le pouvoir d'achat du salarié

Payer les heures supplémentaires 35% de plus, sans que cela coûte plus cher à l’entreprise.
Rendre accessible aux salariés une part plus importante des bénéfices.

IV. Les seniors
Etablir un plan pour les petites retraites, fixant 90 % du SMIC comme niveau de la retraite la plus basse.
Renforcer l'aide et l’accompagnement aux personnes âgées grâce au service civique et à l’activité universelle.

V. La lutte contre l'exclusion

Rendre la reprise d’une activité plus attractive.
Proposer à tous les bénéficiaires de minima sociaux une activité au profit des collectivités locales et associations, rémunérée en complément de leur allocation.

VI. L’avenir de notre jeunesse

Soutenir la famille qui est le premier maillon de la société.
Vaincre l’échec scolaire, lutter contre les conduites à risques.
Promouvoir le sport, le civisme et le bénévolat, l’autonomie et la prise de responsabilité.
Associer premier contrat de travail et formation professionnelle.

18.04.2007

4 raisons de voter François Bayrou le 22 avril

François Bayrou sera le président qui rassemble la France.

Il est le seul vote utile pour la France
François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.

Il est indépendant du système
François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.

Il refuse de faire des fausses promesses

Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.

Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien
• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.

16.04.2007

Lettre appelant les électeurs à voter Bayrou

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Vous le savez bien, la France connaît une crise profonde que sept alternances successives n’ont pas réglée : chômage massif touchant 4,5 millions de personnes, endettement de plus de 2000 milliards d’euros, pouvoir d’achat en baisse, compétitivité économique dégradée, banlieues en crise, services publics qui abandonnent progressivement les zones rurales, Europe en panne de projet.

Alors que notre pays a tout pour réussir, il doute de lui-même, de sa capacité à affronter l’avenir, de demeurer l’une des grandes nations du XXIème siècle.

Dans une situation de crise particulière, il faut une démarche politique nouvelle.
C’est ce que propose François Bayrou.
Il veut rassembler plutôt que diviser, comme le Général de Gaulle et Pierre Mendès France ont su le faire quand l’état du pays l’exigeait.
Rassembler la gauche moderne et la droite modérée pour qu’ensemble elles travaillent à des solutions plutôt que persévérer dans un affrontement idéologique qui a montré sa stérilité sur ces 25 dernières années.

Une grande majorité de Français (de droite, de gauche ou sans étiquette), en fait beaucoup d’entre nous, juste citoyens Français pensons qu’il faut une économie de marché performante et des politiques de solidarité et que les deux sont liées. François Bayrou veut nous réunir, nous rassembler autour d’un projet. Ce projet, son projet, auquel je crois et adhère, c’est une politique d’égalité qui redonne à chaque Français les mêmes chances de réussir, quelle que soit sa condition sociale. L’éducation, l’université et la formation deviendront une priorité absolue. C’est également se fixer un objectif tellement évident qu’il devrait depuis longtemps ne plus être un objectif, mais une réalité, que tous les enfants sachent lire, écrire et compter en 6ème.

C’est un pays qui donne aux petites et moyennes entreprises la possibilité de se développer et donc de créer de l’emploi.
François Bayrou propose, par exemple, que chaque entreprise puisse créer, en CDI pour 5 ans, 2 emplois supplémentaires sans charges.

François Bayrou, et nous qui le soutenons, voulons une République remise sur ses pieds où les politiques donnent l’exemple, où la responsabilité retrouve un sens – trop de deniers publics gâchés faute de contrôle. Le gouvernement sous la Présidence de François Bayrou sera limité à moins de 20 ministres, le cumul des mandats interdit et les parlementaires rémunérés en fonction de leur présence.

L’Etat et les services publics seront là où les Français en ont besoin et non plus uniquement dans les beaux quartiers de Paris. Le monde rural dont François Bayrou est issu ne doit plus être abandonné.

La France est fragile et menacée d’éclatement : il faut un Président qui rassemble et non qui oppose les catégories de Français les unes contre les autres.

La France a un message qu’elle doit porter en Europe et dans le monde : il faut un Président qui soit à la hauteur de la situation.

La France est inquiète : il faut un Président qui la rassure. Je crois profondément que François Bayrou est celui qui peut rassembler, représenter notre pays et rassurer nos compatriotes tout en engageant les changements que nous savons nécessaires.

En 2002, les Français voulaient que les choses changent. Jean-Marie Le Pen a été porté au second tour contre Jacques Chirac. Ce coup de semonce n’a servi à rien car rien n’a changé.
En 2007, en votant François Bayrou, vous affirmez votre refus que la France continue sur le même chemin et votre désir pour une République nouvelle, pacifiée, qui s’attaque aux problèmes de la Nation, qui s’attaque à vos difficultés quotidiennes, plutôt que de chercher à satisfaire des appareils partisans, quels qu’ils soient.

Voter pour François Bayrou, c’est donner une chance de faire bouger la France en faisant bouger nos lignes de pensée.

C’est ce que je crois, et ce que je souhaitais partager avec vous.

Je vous prie de croire, Madame, Mademoiselle, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

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