21.06.2008

L'association foncière pastorale (AFP) : un outil pour soutenir l'agriculture de montagne et pour valoriser les paysages

Dans le cadre d'une journée organisée par le Conseil Général et la Chambre d'Agriculture, j'ai visité récemment, avec d'autres élus, 4 associations foncières pastorales sur les cantons de Provenchères sur Fave et de Senones. L'idée m'a séduit et je vous propose une synthèse sur les enjeux des AFP.

Problématique :
En certains endroits de la Déodatie, nous avons encore des habitations enclavées par les boisements de résineux, une fermeture des paysages et une détérioration du cadre de vie, une perte de qualité des cours d’eau, des friches humides herbacées et arbustives nombreuses et en progression, et enfin des terrasses agricoles et des vergers qui disparaissent.
Par ailleurs, il est nécessaire de trouver davantage de parcelles agricoles pour assurer la pérennité des exploitations en place.
La tempête de 1999 a permis l’ouverture de nouvelles perspectives et les communautés de communes du Pays de Senones et de la Fave ont été à l’initiative chacune de 2 associations foncières pastorales.

Pourquoi créer une AFP ?
Nous avons dans certains endroits de la Déodatie beaucoup trop de résineux, un foncier majoritairement privé, un parcellaire morcelé, et des propriétaires nombreux et dispersés.
Nous avons donc créé des AFP pour lutter contre le morcellement foncier qui rend difficile sinon impossible la mise en valeur de certains territoires et le contrôle de la végétation et pour faciliter la sauvegarde et la valorisation d’un foncier qui ne pourrait l’être de manière individuelle.

Conditions pour créer une AFP :
La condition principale est d’avoir l’accord de 50% des propriétaires possédant 50% des terres. Cela prends du temps et il vaut mieux que ce soit une personne extérieure qui se charge d’expliquer le projet et les avantages que l’on peut en retirer collectivement. Cela s’est très bien passé à Grandrupt, Belval, Le Saulcy, Le Mont, Provenchères sur Fave, La Petite Fosse, et La Grande Fosse.

Objectif d’une AFP :
- Soutenir l’agriculture de montagne en mettant de nouveaux prés à disposition des exploitants agricoles.
- Favoriser de bonnes conditions à l’installation d’un nouvel agriculteur.
- Maintenir des espaces ouverts et entretenus et un cadre de vie de qualité.
- Favoriser la diversité écologique et paysagère des milieux.
- Engager les travaux de reconquête nécessaires sur les terrasses et en fond de vallée.
- Protéger les cours d’eau.

Financement :

Les travaux de broyage, d’ensemencement, d’aménagements divers ont été financés sur les 4 exemples d’AFP que je connais à 80% par des fonds provenant de l’Europe, de la Région et du Conseil Général. Le restant 20% est autofinancé par le bénévolat valorisé des travaux en régie (bois de chauffage, débroussaillage, pose de clôtures, …).

11.05.2008

Mon engagement

Après m'être beaucoup investi depuis 2004 pour les idées de François Bayrou, j'ai décidé de prendre du recul. Aujourd'hui, je souhaite surtout à travers mon mandat d'élu, apporter mes compétences et mon énergie pour servir au mieux les intérêts de la communauté de communes du Val de Meurthe et du Pays de la Déodatie. Je suis en effet très attaché à ce territoire et je veux, à mon niveau, contribuer modestement à son développement économique, à la préservation de son environnement, et au mieux-vivre de ses habitants.

16.05.2007

Mes priorités

I. L’emploi.
Réduire les charges qui pèsent sur le travail pour libérer l’emploi, transférer les charges sociales vers d’autres bases que le travail.
Permettre à chaque entreprise de créer deux emplois nouveaux sans charges sociales.
Soutenir les petites entreprises : simplifier leur environnement juridique et fiscal, leur réserver 20% des marchés, réduire les délais de paiement des grandes entreprises et de la puissance publique.
Rendre le métier de chercheur plus attractif ; donner plus de cohérence et plus d'unité aux pôles de recherche et les rapprocher du monde de l’entreprise pour créer les emplois de demain dans l’innovation.
Développer les emplois non délocalisables comme l’artisanat, le bâtiment, les métiers de proximité et de service à la personne….
Développer l'économie solidaire, le commerce éthique, et les réseaux de micro crédit et de création d'entreprise par les demandeurs d'emploi.

II. La défense de notre ruralité et de notre environnement
Défendre les services publics, ils sont indispensables à la cohésion sociale de notre territoire.
Soutenir notre agriculture de montagne : mener une politique volontariste de défense de l’herbe, inciter à l’élevage et à la culture bio, valoriser les produits du terroir.
Développer une économie touristique. Avec l'arrivée du TGV, il est capital de valoriser notre destination, de créer des formules d'accueil, de développer l'offre d'hébergement, de mettre en place des animations...
Améliorer nos infrastructures de transport et de communication.

III. Le pouvoir d'achat du salarié

Payer les heures supplémentaires 35% de plus, sans que cela coûte plus cher à l’entreprise.
Rendre accessible aux salariés une part plus importante des bénéfices.

IV. Les seniors
Etablir un plan pour les petites retraites, fixant 90 % du SMIC comme niveau de la retraite la plus basse.
Renforcer l'aide et l’accompagnement aux personnes âgées grâce au service civique et à l’activité universelle.

V. La lutte contre l'exclusion

Rendre la reprise d’une activité plus attractive.
Proposer à tous les bénéficiaires de minima sociaux une activité au profit des collectivités locales et associations, rémunérée en complément de leur allocation.

VI. L’avenir de notre jeunesse

Soutenir la famille qui est le premier maillon de la société.
Vaincre l’échec scolaire, lutter contre les conduites à risques.
Promouvoir le sport, le civisme et le bénévolat, l’autonomie et la prise de responsabilité.
Associer premier contrat de travail et formation professionnelle.

16.04.2007

Lettre appelant les électeurs à voter Bayrou

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Vous le savez bien, la France connaît une crise profonde que sept alternances successives n’ont pas réglée : chômage massif touchant 4,5 millions de personnes, endettement de plus de 2000 milliards d’euros, pouvoir d’achat en baisse, compétitivité économique dégradée, banlieues en crise, services publics qui abandonnent progressivement les zones rurales, Europe en panne de projet.

Alors que notre pays a tout pour réussir, il doute de lui-même, de sa capacité à affronter l’avenir, de demeurer l’une des grandes nations du XXIème siècle.

Dans une situation de crise particulière, il faut une démarche politique nouvelle.
C’est ce que propose François Bayrou.
Il veut rassembler plutôt que diviser, comme le Général de Gaulle et Pierre Mendès France ont su le faire quand l’état du pays l’exigeait.
Rassembler la gauche moderne et la droite modérée pour qu’ensemble elles travaillent à des solutions plutôt que persévérer dans un affrontement idéologique qui a montré sa stérilité sur ces 25 dernières années.

Une grande majorité de Français (de droite, de gauche ou sans étiquette), en fait beaucoup d’entre nous, juste citoyens Français pensons qu’il faut une économie de marché performante et des politiques de solidarité et que les deux sont liées. François Bayrou veut nous réunir, nous rassembler autour d’un projet. Ce projet, son projet, auquel je crois et adhère, c’est une politique d’égalité qui redonne à chaque Français les mêmes chances de réussir, quelle que soit sa condition sociale. L’éducation, l’université et la formation deviendront une priorité absolue. C’est également se fixer un objectif tellement évident qu’il devrait depuis longtemps ne plus être un objectif, mais une réalité, que tous les enfants sachent lire, écrire et compter en 6ème.

C’est un pays qui donne aux petites et moyennes entreprises la possibilité de se développer et donc de créer de l’emploi.
François Bayrou propose, par exemple, que chaque entreprise puisse créer, en CDI pour 5 ans, 2 emplois supplémentaires sans charges.

François Bayrou, et nous qui le soutenons, voulons une République remise sur ses pieds où les politiques donnent l’exemple, où la responsabilité retrouve un sens – trop de deniers publics gâchés faute de contrôle. Le gouvernement sous la Présidence de François Bayrou sera limité à moins de 20 ministres, le cumul des mandats interdit et les parlementaires rémunérés en fonction de leur présence.

L’Etat et les services publics seront là où les Français en ont besoin et non plus uniquement dans les beaux quartiers de Paris. Le monde rural dont François Bayrou est issu ne doit plus être abandonné.

La France est fragile et menacée d’éclatement : il faut un Président qui rassemble et non qui oppose les catégories de Français les unes contre les autres.

La France a un message qu’elle doit porter en Europe et dans le monde : il faut un Président qui soit à la hauteur de la situation.

La France est inquiète : il faut un Président qui la rassure. Je crois profondément que François Bayrou est celui qui peut rassembler, représenter notre pays et rassurer nos compatriotes tout en engageant les changements que nous savons nécessaires.

En 2002, les Français voulaient que les choses changent. Jean-Marie Le Pen a été porté au second tour contre Jacques Chirac. Ce coup de semonce n’a servi à rien car rien n’a changé.
En 2007, en votant François Bayrou, vous affirmez votre refus que la France continue sur le même chemin et votre désir pour une République nouvelle, pacifiée, qui s’attaque aux problèmes de la Nation, qui s’attaque à vos difficultés quotidiennes, plutôt que de chercher à satisfaire des appareils partisans, quels qu’ils soient.

Voter pour François Bayrou, c’est donner une chance de faire bouger la France en faisant bouger nos lignes de pensée.

C’est ce que je crois, et ce que je souhaitais partager avec vous.

Je vous prie de croire, Madame, Mademoiselle, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

03.02.2007

Le développement durable à Saint-Dié des Vosges

Nous avons eu récemment le vendredi 19 janvier un conseil municipal sur le développement durable : c’est un sujet passionnant qui intéresse et qui concerne toutes les personnes responsables.
Ce que je déplore, c’est que le conseil a duré 6h00 : 6h00 après une journée de travail, que la majorité conduite par Christian Pierret a parlé plus de 5h00, le reste étant consacré aux 3 groupes d’opposition, et enfin que le but était surtout électoral : Christian Pierret craint qu’un candidat vert se présente aux législatives. Le but pour la majorité était de faire du remplissage, de parler le plus longtemps possible pour faire entrer de force l'idée qu'elle était la seule à faire de l'environnement sa priorité. Ce conseil a fait travailler de nombreux fonctionnaires territoriaux, dans quel but? En France, on fait trop de politique politicienne au dépriment de l’intérêt général. Si les entreprises agissaient de même, il n'y aurait plus d'entreprises en France.
Voici notre point de vue sur le développement durable et ce que nous voulons pour notre ville de Saint-Dié des Vosges.
On peut concilier croissance économique et développement durable à condition de changer nos modes de vie. Développer des biocarburants de synthèse, réorganiser les déplacements , relocaliser certaines productions, rénover l'ensemble de nos bâtiments aux normes éco et avec des matériaux bio exigera des investissements et de la recherche mais cela engendrera de nombreux emplois non délocalisables. Nous voulons accompagner au mieux ces changements et voulons pour vous plus d'espaces verts, un meilleur plan de circulation, un aménagement agréable sur les bords de la Meurthe, et un centre ville plus convivial qui revitalise le petit commerce.

13.09.2006

Avec mon ami Jean Lassalle

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Me voici avec mon ami Jean Lassalle député dans les Pyrénées. J'ai fait sa connaissance à Saint-Amé dans les Vosges en mai 2006 lorsqu'il est venu défendre les salariés de SEB. Bien que dur de caractère, il est vrai que je ne montre pas facilement mes émotions, je dois avouer que j'ai été très touché par son témoignage et tout de suite je me suis senti très proche de lui. Nous avons la même passion pour la montagne, le même amour pour les gens qui y vivent, le même goût pour le terroir et l'authenticité, et surtout la même philosophie en ce qui concerne « Le vivre et travailler au Pays ». Jean a choisi de faire la grève de la faim pour défendre le maintien de l'extension de l'usine Toyal en Vallée d'Aspe : c'était son choix et à ceux très rares qui l'ont critiqué sur le fait que ce n'était pas une méthode pour un député, je leur ai répondu que nous n'étions pas des clonés et que c'était tout à son honneur d'avoir eu le courage d'avoir fait ce qu'il a fait, que peu d'entre nous auraient été capables de le faire.
Merci Jean. Que ton exemple serve à construire un monde plus juste , plus solidaire et plus responsable.

09.06.2006

L'avenir de notre agriculture

La politique agricole française suivie ces quinze dernières années n’a pas répondu à ses engagements: le revenu d’un agriculteur est inférieur de 25 % au salaire moyen d’un travailleur salarié, l’endettement moyen par exploitation s’élève désormais à plus de 100 000 €, le revenu agricole réel est surtout constitué par les aides publiques, le nombre des exploitations est passé de 1 million à moins de 600 000 , et les nombreux textes européen et nationaux sont d’une complexité administrative.

Il est temps que la politique agricole soit à nouveau fondée sur les prix et non plus sur les primes qui effondrent les prix. Or les biocarburants, bientôt l’utilisation de la biomasse, l’agrochimie au sens large du terme, font apparaître l’espoir d’un débouché écologique, rémunérateur et extensible quasiment à l’infini, tant les perspectives pétrolières se font pressantes et tant l’impératif de protection de l’atmosphère s’impose à l’humanité. Si l’on veut convertir en biocarburant la consommation d’énergie en France, il faudrait utiliser la totalité des surfaces disponibles en France.

Nous sommes au début de la mise au point des procédés qui permettront de produire de l’énergie, renouvelable et infiniment moins polluante, à partir des productions végétales; et les sous-produits de ces transformations mettront à disposition des éleveurs, en particulier, des drèges ou des tourteaux, à prix abordables, qui leur permettront de combler le considérable déficit européen en matière de production de protéines.

Nous avons donc désormais le moyen crédible d’organiser, sans chute de prix, la production agricole mondiale.
Ainsi peut être traitée, pour notre pays, pour l’Europe et pour la planète la triple exigence d’une politique agricole : la sécurité des approvisionnements en produits sains, des conduites protectrices de l’environnement et le choix d’un tissu dense d’agriculteurs.
On mesure donc les perspectives de la sécurité des approvisionnements alimentaires dans un monde qu’on nous annonce à 9 milliards d’habitants en 2050, sachant que pendant ce temps, la surface de terres arables recule sur la surface de la planète.
Une agriculture vivace, c’est une exigence écologique. Au-delà des biocarburants, il faut avoir conscience que les productions végétales, notamment les productions végétales à cycle long, les prairies, les forêts, sont le moyen le plus rapide et le plus accessible de piéger et de stocker le carbone de plus en plus présent dans l’atmosphère.
Le maintien d’un tissu dense d’agriculteurs est une exigence très forte chez nous ! Sans les agriculteurs français, les paysages abandonnés, l’espace rural déserté, feraient connaître à notre pays non pas seulement une crise économique (secteur agro-alimentaire privé de matière première), une crise de l’emploi, mais une crise de société et même une crise de civilisation.

Mais n’oublions pas le tiers-monde ! Sur les 1,3 milliards de paysans sur la planète, un milliard d’entre eux vivent avec moins d’un dollar par jour !
Or l’organisation actuelle des marchés agricole mondiaux ne permet pas d’envisager le retour à l’équilibre.
Le libre-échange est bon, il est nécessaire, il est vital. mais il doit concerner des zones de production agricoles relativement homogènes. Les marchés du tiers-monde doivent être protégés au bénéfice des producteurs du tiers-monde. Le monde socialement développé doit organiser ses productions pour que le niveau des prix soit un niveau des prix rémunérateur pour le producteur, sans que l’on soit obligé de passer par l’artifice des aides publiques qui effondrent les prix de marché et désespèrent les agriculteurs. Les productions excédentaires doivent trouver les débouchés nouveaux des biocarburants et de l’agrochimie. À l’intérieur de ces grandes zones (quatre ou cinq) de la planète, le libre-échange est souhaitable et il doit être favorisé. À l’intérieur de ces zones homogènes, la disparition des aides stupides est parfaitement négociable.
Cette organisation nouvelle du monde est donc un immense effort politique. Un tel effort prendra des années de construction politique. Elle exige que la France en prenne la tête. Elle exige que la France convainque les autres pays européens. Elle exige que l’Europe porte ce message à l’OMC. Il s’agit, au sens propre, d’une révolution, d’un changement d’orientation majeur, d’un modèle nouveau à faire partager.

08.06.2006

Notre massif Vosgien a besoin de son agriculture de montagne

Notre agriculture de montagne concourt au développement économique, elle participe à la biodiversité, à l’entretien des paysages, et donc aux qualités environnementales de notre territoire.

La fonction herbagère du massif des Vosges est un axe majeur de développement :
1. Elle est liée à un élevage bovin prédominant qui induit une forte part de surfaces fourragères.
2. Elle prends en compte les 3 composantes citées plus haut : économie, biodiversité et paysages.
3. Elle est étroitement liée aux autres éléments structurants de la politique agricole en montagne
(foncier, zones de protection, ressources en eau, épandages et diversification agricole)

C’est pourquoi je soutiens la volonté des agriculteurs de montagne de s’organiser et de défendre la spécificité montagne au niveau national et européen.

Pour cela, il est nécessaire de prendre en compte la fonction herbagère et les initiatives de développement agricole dans le cadre du schéma interrégional du massif vosgien, d’accompagner fortement l’agriculture de montagne au niveau national et européen, de mener une politique volontariste de défense de l’herbe.