30.12.2007
Mes voeux pour l'année 2008
Une société unie n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures
Olivier GUICHARD Un chemin tranquille.
A l’heure des souhaits pour l’année qui débute, mes premières pensées vont bien sûr vers les plus démunis, les malades, les personnes qui souffrent d'isolement.
Sur le plan local, la situation économique de notre bassin d’emploi n’est pas rassurante puisque le taux de chômage avoisine les 15% et les services publics disparaissent. Cela va à l’encontre d’un développement harmonieux et équilibré du territoire.
Pourtant, nous avons des atouts : un environnement exceptionnel, un savoir faire industriel, et une population volontaire et travailleuse. De plus la desserte par le TGV constitue une opportunité de développement que les collectivités locales doivent saisir pour créer cette dynamique économique mais elles doivent promouvoir une offre territoriale globale, au nom de la cohérence et de la solidarité, tout en préservant les identités et spécificités locales.
Aujourd'hui, les lignes politiques bougent, je souhaite pour 2008, que tous les acteurs de la Déodatie unissent leurs efforts pour améliorer la situation économique de notre bassin d'emploi. C'est mon voeu le plus cher : il est temps d'en finir avec ses clivages stériles qui se traduisent par un retard de plusieurs années. Unis, nous serons ainsi plus efficaces pour proposer une offre territoriale cohérente dans tous les domaines de notre vie : économie, cadre de vie, culture, jeunesse et sport.
Je souhaite que 2008 nous conduise à construire les fondations d’un monde meilleur, plus responsable et plus solidaire.
Pour réussir, notre société doit déjà donner toute sa place à la famille, lieu irremplaçable où les enfants ont besoin de trouver les moyens de s’épanouir, les mains pour les soutenir. Il faut qu’elle développe les valeurs d’entraide, et je salue l’action de ceux qui mettent leur compétence au service des autres. Des investissements dans l’innovation, la recherche et les services s’avèrent nécessaires pour créer les richesses et les emplois de demain et il est important de soutenir les petites entreprises qui ont des possibilités d'embauche bien plus élevées que les grandes. En effet, c’est par l’emploi que l’on assure la cohésion sociale et économique d’un territoire, et aujourd’hui, plus que jamais, tous les partenaires privés, institutionnels et associatifs doivent s’unir pour répondre à l’accompagnement des mutations économiques, au développement des zones rurales, à la politique des quartiers difficiles.
Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour 2008: des vœux de santé, de paix et de bonheur.
21:15 Publié dans Conseil Municipal de Saint-Dié des Vosges , crise du secteur automobile , Déodatie , Développement durable , Développement économique , Ecole , Economie , Elections municipales , insertion professionelle , Le Massif Vosgien , L'agriculture de montagne , L'Emploi , L'environnement et les énergies , Modem , Mouvement Démocrate , Politique agricole , Qualité de vie , Saint-Dié des Vosges , société , Solidarité , UDF Saint-Dié , UDF VOSGES , Vosges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Voeux 2008 pour la Déodatie, MoDem Saint-Dié, MoDem Vosges, L'économie vosgienne, le TGV à Saint-Dié des Vosges, Dépasser les clivages pour s'unir, Pascal Thomas
23.05.2007
Nos industries
Nous vivons dans un bassin fortement industrialisé et nous subissons de plein fouet la crise du textile, la crise automobile, la crise papetière, et donc les délocalisations. Nous avons un plan pour le textile qui est arrivé trop tard : aujourd'hui seul le haut de game tire son épingle du jeu. Ne répétons pas la même erreur : aujourd'hui il est urgent de mettre en place un plan d'envergure pour la filière papier. La sous-traitance automobile perds actuellement 5000 emplois par an en France et nos industries locales dans ce secteur sont dirigées par des puissances financières.
Que faire ?
Nous devons mener une politique européenne forte pour lutter contre le dumping social, le dumping environnemental et le dumping monétaire.
Nous devons favoriser l’actionnariat et la participation des salariés dans les PME : efficace pour lutter contre les délocalisations.
Nous devons innover donc développer la recherche, pour permettre aux entreprises d’avoir le service en plus qui permet d’obtenir le marché, et pour créer les emplois de demain dans les secteurs de pointe.
Enfin un soutien fort aux petites entreprises s'avère indispensable puisque 95% des entreprises ont moins de 10 salariés
23:30 Publié dans crise du secteur automobile , Déodatie , Développement économique , L 'Europe , Législatives 2007 , L'Emploi , Mouvement Démocrate , UDF 88 , UDF Saint-Dié , UDF VOSGES , Vosges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007 à Saint-Dié, UDF Mouvement Démocrate, Pascal Thomas
31.01.2007
Nous devons combattre l'exclusion
La santé économique de la société et l'exclusion sont étroitement liées. Le sujet de l'exclusion n'est pas annexe, compassionnel, c’est une réalité de notre société. Ce ne doit pas être seulement l'affaire des associations, mais l'affaire du pays tout entier, l'affaire du Président de la République, porteur et inspirateur de la volonté nationale.
Environ 100 000 SDF sont visibles. Et puis il y a le continent immergé de l'exclusion dans notre propre pays : 4 ou 5 millions de nos compatriotes, dont un million d'enfants. Certains ont perdu tout lien avec leurs voisins, avec l'estime publique, avec le travail ; certains sont atteints par l'exclusion depuis des décennies. On a parfois plusieurs générations en train de reproduire l'absence de normes - ou des normes à part : c'est l'exclusion grave, qui apparaît dans bien des cas comme irrémédiable.
La gravité de la menace, que la persistance de l'exclusion fait peser sur notre pays, exige une volonté politique. La solidité d'une chaîne se mesure à la solidité de son maillon le plus faible : c'est la même chose pour la solidité d'une société.
Cette stratégie globale doit comporter sa part de prévention, mais elle doit commencer par l'urgence.
Un pays comme le nôtre doit se fixer comme impératif, comme objectif vérifiable, d'offrir une solution à chaque SDF en cinq ans - le temps d'une législature. C'est un objectif ambitieux mais possible.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, lorsqu’il était Président du Conseil général, François Bayrou a initié un programme de logements ultra-sociaux pour personnes en situation d'urgence. En 5 ans, 1000 logements ont été récupérés, réhabilités, et le loyer était garanti. Comme on avait en même temps réglé les questions de droits sociaux, il n'y a eu aucun impayé. La garantie n'a pas eu à jouer. Elle était là pour rassurer le propriétaire. Tout cela a été l'œuvre d'une équipe de deux personnes.
Offrir de vraies solutions au lieu des mots, il faut commencer par là. L‘UDF propose que tout programme immobilier comprenne au moins 25% de sa surface en logements sociaux car nous croyons à la mixité : toute politique qui accepte les ghettos nous conduit au type d'impasse dans laquelle nous sommes.
Le travail permet de rendre l'estime de soi, la reconnaissance dans le regard de l'autre, la certitude d'une utilité, à ceux qui sont dans l'exclusion. L'activité universelle, c'est offrir à chacun de ceux qui sont bannis sa place dans la société que nous formons ensemble, par la reconnaissance des richesses qu'il porte en lui. Les RMIstes savent faire plein de choses, ils ont des compétences, des capacités, de la générosité, qui se sont peu à peu effacées, mais qui sont intactes au dessous de cet oubli.
Il y a mille aides, activités, secours, qu'une société comme la nôtre ne « remplit » pas. C'est pitié de le voir. Que la société française se fixe comme devoir de donner une utilité sociale à tous ceux qui peuvent assurer cette activité, est une idée de révolution civique.
Cette activité permettra aussi aux titulaires de minima sociaux d'arrondir leurs fins de mois : les collectivités locales et associations auront les moyens de leur apporter une contrepartie, cumulable un certain temps avec le RMI.
L'activité universelle s'exercera en dehors du secteur concurrentiel. Mais il faut aussi favoriser la reprise d'emploi des chômeurs de longue durée. C'est pourquoi l’UDF propose que chaque entreprise puisse créer deux emplois sans charges, pour que se dégèle le continent des emplois gelés.
Il faut s'attaquer à la jungle, au maquis des aides et contrats de toute nature, comme au labyrinthe des autorités qui gèrent ces contrats. A l’UDF, nous sommes pour un contrat d'insertion unique. Enfin, Diplômé ou non, on ne devrait pas pouvoir quitter un cycle d'études sans avoir été formé à ce que sont l'emploi, l'entreprise, le parcours à suivre jusqu'à l'embauche. On n'imagine pas à quel point ce parcours, c'est du chinois pour les jeunes !
S'il y a un lieu où déjà l'exclusion se manifeste, c'est évidemment l'école.
Nous sommes très déçu des affirmations politiques de ceux qui, à droite et à gauche, considèrent que la solution est l'abandon de la carte scolaire. La carte scolaire a ses faiblesses ; mais derrière l'idée de l'abandonner, on peut comprendre que ceux qui le voudront pourront aller ailleurs, tandis que ceux qui ne sauront pas qu'il faut aller ailleurs resteront dans les établissements déclassés. Un certain nombre d'établissements se retrouveraient en situation de ghettos, ce n'est pas acceptable. Les élèves fauteurs de troubles - qui sont bien souvent eux-mêmes des victimes d'autre chose, car c'est par perte d'estime de soi qu'ils deviennent des caïds de cours de récréation - on doit les extraire de l'établissement qu'ils déstabilisent, et leur offrir une scolarité adaptée. Une scolarité adaptée, c'est-à-dire avec des enseignants et aussi des éducateurs. Car ce n'est pas une solution de faire tourner ces élèves d'un collège A à un collège B pour revenir après au collège A, en attendant l'âge où l'on pourrait "s'en débarrasser sans regrets et sans remords" …
Deuxième chose, toujours pour prévenir l'exclusion : que, dans ces établissements fragiles, on réintroduise de l'excellence. Que dans ces établissements, on ait des classes de niveau supérieur, des classes qui permettent d'atteindre des résultats enviés.
Le calme républicain, l'excellence républicaine, voilà ce qui fera de ces écoles, non plus des ghettos, mais des lieux où l'exclusion sera efficacement combattue.
Je voudrais souligner un point : dans un grand nombre de cas, il est décourageant de sortir du minimum social pour entrer au travail, vous y perdez beaucoup, singulièrement si vous êtes une jeune femme seule qui élève un ou plusieurs enfants. Vous y perdez un certain nombre d'aides complémentaires qui sont attachées à ces minima sociaux. Et vous devez faire face à la garde des enfants, au transport… C'est une "trappe" dont il faut sortir.
L’UDF propose l'unification des minima sociaux en une allocation unique, par points (par exemple, être en situation de femme seule avec enfants donnerait tant de points), conciliable un certain temps avec un salaire, de manière dégressive.
L’exclusion n'est pas une catégorie à part. Elle est la partie émergée de la paupérisation chronique de la société française, en particulier des classes moyennes. C'est une question terrible pour notre pays. Il y a quelques années, avec un salaire moyen, on faisait des économies. Aujourd'hui, on n'y arrive plus.
Et au-dessous du salaire moyen, il y a 12 millions de personnes !
Il nous faut une stratégie globale de lutte contre la paupérisation. C'est une question d'équilibre pour la société française.
Les statistiques posent problème. Le logement n'est compté, dans le calcul du pouvoir d'achat, que pour 11% du budget d'un ménage. C'est une moyenne entre ceux, propriétaires de leur logement, pour qui c'est 0%, et ceux pour qui c'est 40 ou 50%. Un des raisons de la rupture entre pouvoir et citoyens est que les citoyens ne reconnaissent pas leur pays dans celui qui leur est montré à la télévision par leurs gouvernants.
Notre société doit avoir la capacité de regarder les choses en face, de ne plus accepter le mensonge officiel.
La vérité est la seule fondation sur laquelle on puisse rebâtir la maison.
22:00 Publié dans crise du secteur automobile , Déodatie , Economie , L'Emploi , L'exclusion , Saint-Dié des Vosges , Solidarité , UDF VOSGES , Vosges | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Exclusion, solidarité, UDF Vosges, UDF 88, UDF Saint-Dié, UDF Lorraine, Economie
28.12.2006
Mes voeux pour 2007
Une société unie n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures
Olivier GUICHARD Un chemin tranquille.
A l’heure des souhaits pour l’année qui débute, mes premières pensées vont bien sûr vers les plus démunis, les malades, les personnes qui souffrent d'isolement.
L’année 2006 aura été riche d’enseignements. Sur le plan local, le taux de chômage anormalement élevé : 50% au dessus de la moyenne départementale, doit nous inciter à rassembler toutes les compétences au delà des clivages politiques pour lutter contre ce fléau, et les inondations nous rappellent que nous devons davantage respecter les contraintes de la nature. Sur le plan national, la crise du CPE a mis en évidence nos insuffisances à donner de l’espoir, de la foi en l’avenir à notre jeunesse, et l'affaire Clearstream dévoile une dérive gravissime du comportement de certains de nos élus dirigeants.
Je souhaite que 2007 améliore la situation économique de notre bassin d'emploi, que 2007 nous conduise à construire les fondations d’un monde meilleur, plus responsable et plus solidaire.
Pour réussir, notre société doit déjà donner toute sa place à la famille, lieu irremplaçable où les enfants ont besoin de trouver les moyens de s’épanouir, les mains pour les soutenir. Il faut qu’elle développe les valeurs d’entraide, et je salue l’action de ceux qui mettent leur compétence au service des autres. Des investissements dans l’innovation, la recherche et les services s’avèrent nécessaires pour créer les richesses et les emplois de demain et il est important de soutenir les petites entreprises qui ont des possibilités d'embauche bien plus élevées que les grandes. En effet, c’est par l’emploi que l’on assure la cohésion sociale et économique d’un territoire, et aujourd’hui, plus que jamais, tous les partenaires privés, institutionnels et associatifs doivent s’unir pour répondre à l’accompagnement des mutations économiques, au développement des zones rurales, à la politique des quartiers difficiles.
Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour 2007: des vœux de santé, de paix et de bonheur.
20:36 Publié dans Conseil Municipal de Saint-Dié des Vosges , crise du secteur automobile , Déodatie , Economie , Le Massif Vosgien , L'agriculture de montagne , L'Emploi , Saint-Dié des Vosges , UDF VOSGES , Vosges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : e/Gauche, voeux 2007, Déodatie, Chômage en Déodatie, Crise du CPE, Clearstream, innovation
06.12.2006
Pourquoi un tel taux de chômage en Déodatie ?
Le taux de chômage de notre bassin est de 14% alors qu’il est en dessous de 9% pour la France et d’un peu plus de 10% pour les Vosges. Il est vrai que notre tissu industriel avec une part importante de sous-traitance automobile nous fragilise mais cela n’explique pas tout. Depuis près de 20 ans, le Maire Christian Pierret et le député Gérard Cherpion occupent le terrain et ils ont eu du pouvoir, l’un comme maire, député et ministre du gouvernement Jospin, l’autre comme député, président de la CCI et vice-président de la Région Lorraine durant 12 ans. Cerise sur le gâteau le patron du conseil général des Vosges est actuellement président du Sénat.
On peut se demander comment avec autant d'atouts, on a pu arriver à un si piètre résultat
L’affrontement UMP/PS est ici très marqué et nuit au développement économique. Il est urgent de rompre avec ces méthodes. La gravité de la situation exige au contraire de rassembler toutes les compétences au-delà des clivages politiques.
20:00 Publié dans Conseil Municipal de Saint-Dié des Vosges , crise du secteur automobile , Déodatie , Economie , L'Emploi , Saint-Dié des Vosges , UDF VOSGES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UDF, UDF VOSGES, UDF 88, Dépasser les clivages Droite/Gauche, Chômage en Déodatie, L'emploi en Déodatie
17.09.2006
Quel avenir pour l'emploi en Déodatie ?
Humainement inacceptable
Cinram, Faurecia, Gantois, Filature de Cheniménil, Aries Mecaplast, Papeteries des Chatelles,...Les coups durs pleuvent sur la Déodatie, tous les secteurs sont touchés : textile, métallurgie, automobile, plasturgie, bois....Si on ne réagit pas, notre région risque de devenir complètement sinistrée. Nous crions haro sur les délocalisations de nos usines sans voir aussi que nous bénéficions, mais pas suffisamment, des délocalisations des autres qui s’installent chez nous. On ne peut pas aller contre le sens de l’histoire et la nécessité économique de profit des entreprises. L’attitude défensive ne fait que retarder les échéances et rendre plus difficiles les évolutions. Pour autant, il ne faut pas perdre de vue que certaines restructurations et délocalisations, pour utiles qu’elles soient, sont, en même temps, humainement inacceptables. Les déménagements nocturnes d’entreprises auxquels on a pu assister sont parfaitement scandaleux. Et, sans aller jusque là, toute mesure de réorganisation qui laisse un salarié sur le carreau, du jour au lendemain, n’est pas non plus admissible.
Il est indispensable d' accompagner les évolutions
Il est de la responsabilité des chefs d’entreprise de faire en sorte que restructurations et délocalisations, qui sont souvent un moyen de sauver l’entreprise, puissent se transformer aussi en opportunité pour les salariés. Cela demande d’abord de savoir anticiper et préparer les changements. Cela passe ensuite par la capacité à développer l’employabilité des salariés et donc de leur proposer régulièrement des formations qui vont leur permettre d' évoluer. Ils seront tous, de plus en plus, amenés à changer de métier et d’activité. Le rôle des chefs d'entreprises est de les accompagner le mieux possible dans la construction de ce parcours professionnel. Je suggère aussi la création d'un fonds d'aide à la création d'emplois nouveaux qui serait abondé par les entreprises qui délocalisent alors qu'elles réalisent des profits considérables.
Il faut être clair sur les raisons pour lesquelles on délocalise. Est-ce seulement pour exploiter une main-d’œuvre à bas coût et corvéable à merci et augmenter les profits ? Ou est-ce pour tirer par le haut les pays où l’on s’installe en améliorant le niveau de salaire et la protection sociale des salariés embauchés , en créant ainsi une demande solvable et de nouveaux marchés ? Toujours est-il que les salariés doivent être informés des perpectives à court, moyen et long terme et participer aux choix stratégiques de leur entreprise.
Entreprendre pour l'avenir
Enfin, il faut être conscient que la baisse du coût de la main-d’œuvre, demandée par certains patrons, est un leurre. En ce domaine, et vues les inégalités dans le monde, on trouvera toujours des pays moins-disants. Va-t-on proposer à nos employés de travailler pour 100 euros par mois, sans sécurité sociale ? Notre avenir ne repose pas sur la nostalgie du passé mais sur notre capacité à innover et à développer nos exportations. Ayons aussi la volonté d’inventer et de développer les métiers de demain : métier de proximité, de service à la personne, métier de matière grise, de créativité, d' innovation dans les secteurs de pointe. C’est le seul moyen de redonner à notre société le dynamisme économique et social qu'elle semble avoir un peu perdu.
16:20 Publié dans crise du secteur automobile , Déodatie , Economie , Le Massif Vosgien , L'Emploi , Saint-Dié des Vosges , UDF VOSGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : L'emploi sur le bassin d'emploi de Saint-Dié, UDF Saint-Dié, La crise industrielle en Déodatie
12.06.2006
La crise automobile frappe la Déodatie mais c'est à nous de décider de l'avenir de notre territoire.
La série noire se poursuit en France pour les fournisseurs de l'automobile depuis début 2006, avec de multiples suppressions d'emplois dans des sociétés qui subissent l'explosion des prix des matières premières, la délocalisation des constructeurs et leur pression sur les coûts. 5000 suppressions d’emplois sont prévues en 2006 et le mouvement va continuer dans les quatre ou cinq années. Depuis le début de l'année, il y a une accélération des restructurations chez les sous-traitants, et le bassin d’emploi de Saint-Dié des Vosges est durement touché. J’ai une pensée particulière pour les employés de la société Aries Meca à Sainte Margueritte dans les Vosges où il est prévu de supprimer 182 emplois sur 340. Ce site fait partie du groupe de plasturgie automobile Mecaplast.
Tout comme mon ami Jean Lassalle, venu soutenir les salariés de chez SEB à Saint-Amé, je ne suis pas contre l'entreprise qui est le poumon de notre société mais contre les monstres financiers du CAC 40, des cannibales qui se mangent entre eux. Je n'accepte pas que deux ou trois hommes puissent décider de l'avenir de milliers de personnes et d'un territoire. Dans le massif vosgien, nous sommes tenaces et s’il est vrai que le tourisme est un vecteur clé pour l’avenir de notre économie, cela ne suffit pas. Nous devons nous battre, nous engager, et réinvestir le terrain de la démocratie : nous avons le droit de décider de l’avenir de notre territoire. Les entrepreneurs iront s'installer là où il y a des gens qui se battent.
22:50 Publié dans Conseil Municipal de Saint-Dié des Vosges , crise du secteur automobile , Déodatie , Economie , Le Massif Vosgien , L'Emploi , Saint-Dié des Vosges , UDF VOSGES , Vosges | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Aries Meca à Sainte Margueritte dans les Vosges, crise automobile, UDF 88, UDF Vosges, UDF Saint-Dié, Déodatie

