23.05.2007
Nos industries
Nous vivons dans un bassin fortement industrialisé et nous subissons de plein fouet la crise du textile, la crise automobile, la crise papetière, et donc les délocalisations. Nous avons un plan pour le textile qui est arrivé trop tard : aujourd'hui seul le haut de game tire son épingle du jeu. Ne répétons pas la même erreur : aujourd'hui il est urgent de mettre en place un plan d'envergure pour la filière papier. La sous-traitance automobile perds actuellement 5000 emplois par an en France et nos industries locales dans ce secteur sont dirigées par des puissances financières.
Que faire ?
Nous devons mener une politique européenne forte pour lutter contre le dumping social, le dumping environnemental et le dumping monétaire.
Nous devons favoriser l’actionnariat et la participation des salariés dans les PME : efficace pour lutter contre les délocalisations.
Nous devons innover donc développer la recherche, pour permettre aux entreprises d’avoir le service en plus qui permet d’obtenir le marché, et pour créer les emplois de demain dans les secteurs de pointe.
Enfin un soutien fort aux petites entreprises s'avère indispensable puisque 95% des entreprises ont moins de 10 salariés
23:30 Publié dans Bassin d'emploi de Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives 2007 à saint-dié, udf mouvement démocrate, pascal thomas
06.12.2006
Pourquoi un tel taux de chômage en Déodatie ?
Le taux de chômage de notre bassin est de 14% alors qu’il est en dessous de 9% pour la France et d’un peu plus de 10% pour les Vosges. Il est vrai que notre tissu industriel avec une part importante de sous-traitance automobile nous fragilise mais cela n’explique pas tout. Depuis près de 20 ans, le Maire Christian Pierret et le député Gérard Cherpion occupent le terrain et ils ont eu du pouvoir, l’un comme maire, député et ministre du gouvernement Jospin, l’autre comme député, président de la CCI et vice-président de la Région Lorraine durant 12 ans. Cerise sur le gâteau le patron du conseil général des Vosges est actuellement président du Sénat.
On peut se demander comment avec autant d'atouts, on a pu arriver à un si piètre résultat
L’affrontement UMP/PS est ici très marqué et nuit au développement économique. Il est urgent de rompre avec ces méthodes. La gravité de la situation exige au contraire de rassembler toutes les compétences au-delà des clivages politiques.
20:00 Publié dans Bassin d'emploi de Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : udf, udf vosges, udf 88, dépasser les clivages droite/gauche, chômage en déodatie, l'emploi en déodatie
17.09.2006
Quel avenir pour l'emploi en Déodatie ?
Humainement inacceptable
Cinram, Faurecia, Gantois, Filature de Cheniménil, Aries Mecaplast, Papeteries des Chatelles,...Les coups durs pleuvent sur la Déodatie, tous les secteurs sont touchés : textile, métallurgie, automobile, plasturgie, bois....Si on ne réagit pas, notre région risque de devenir complètement sinistrée. Nous crions haro sur les délocalisations de nos usines sans voir aussi que nous bénéficions, mais pas suffisamment, des délocalisations des autres qui s’installent chez nous. On ne peut pas aller contre le sens de l’histoire et la nécessité économique de profit des entreprises. L’attitude défensive ne fait que retarder les échéances et rendre plus difficiles les évolutions. Pour autant, il ne faut pas perdre de vue que certaines restructurations et délocalisations, pour utiles qu’elles soient, sont, en même temps, humainement inacceptables. Les déménagements nocturnes d’entreprises auxquels on a pu assister sont parfaitement scandaleux. Et, sans aller jusque là, toute mesure de réorganisation qui laisse un salarié sur le carreau, du jour au lendemain, n’est pas non plus admissible.
Il est indispensable d' accompagner les évolutions
Il est de la responsabilité des chefs d’entreprise de faire en sorte que restructurations et délocalisations, qui sont souvent un moyen de sauver l’entreprise, puissent se transformer aussi en opportunité pour les salariés. Cela demande d’abord de savoir anticiper et préparer les changements. Cela passe ensuite par la capacité à développer l’employabilité des salariés et donc de leur proposer régulièrement des formations qui vont leur permettre d' évoluer. Ils seront tous, de plus en plus, amenés à changer de métier et d’activité. Le rôle des chefs d'entreprises est de les accompagner le mieux possible dans la construction de ce parcours professionnel. Je suggère aussi la création d'un fonds d'aide à la création d'emplois nouveaux qui serait abondé par les entreprises qui délocalisent alors qu'elles réalisent des profits considérables.
Il faut être clair sur les raisons pour lesquelles on délocalise. Est-ce seulement pour exploiter une main-d’œuvre à bas coût et corvéable à merci et augmenter les profits ? Ou est-ce pour tirer par le haut les pays où l’on s’installe en améliorant le niveau de salaire et la protection sociale des salariés embauchés , en créant ainsi une demande solvable et de nouveaux marchés ? Toujours est-il que les salariés doivent être informés des perpectives à court, moyen et long terme et participer aux choix stratégiques de leur entreprise.
Entreprendre pour l'avenir
Enfin, il faut être conscient que la baisse du coût de la main-d’œuvre, demandée par certains patrons, est un leurre. En ce domaine, et vues les inégalités dans le monde, on trouvera toujours des pays moins-disants. Va-t-on proposer à nos employés de travailler pour 100 euros par mois, sans sécurité sociale ? Notre avenir ne repose pas sur la nostalgie du passé mais sur notre capacité à innover et à développer nos exportations. Ayons aussi la volonté d’inventer et de développer les métiers de demain : métier de proximité, de service à la personne, métier de matière grise, de créativité, d' innovation dans les secteurs de pointe. C’est le seul moyen de redonner à notre société le dynamisme économique et social qu'elle semble avoir un peu perdu.
12.06.2006
La crise automobile frappe la Déodatie mais c'est à nous de décider de l'avenir de notre territoire.
La série noire se poursuit en France pour les fournisseurs de l'automobile depuis début 2006, avec de multiples suppressions d'emplois dans des sociétés qui subissent l'explosion des prix des matières premières, la délocalisation des constructeurs et leur pression sur les coûts. 5000 suppressions d’emplois sont prévues en 2006 et le mouvement va continuer dans les quatre ou cinq années. Depuis le début de l'année, il y a une accélération des restructurations chez les sous-traitants, et le bassin d’emploi de Saint-Dié des Vosges est durement touché. J’ai une pensée particulière pour les employés de la société Aries Meca à Sainte Margueritte dans les Vosges où il est prévu de supprimer 182 emplois sur 340. Ce site fait partie du groupe de plasturgie automobile Mecaplast.
Tout comme mon ami Jean Lassalle, venu soutenir les salariés de chez SEB à Saint-Amé, je ne suis pas contre l'entreprise qui est le poumon de notre société mais contre les monstres financiers du CAC 40, des cannibales qui se mangent entre eux. Je n'accepte pas que deux ou trois hommes puissent décider de l'avenir de milliers de personnes et d'un territoire. Dans le massif vosgien, nous sommes tenaces et s’il est vrai que le tourisme est un vecteur clé pour l’avenir de notre économie, cela ne suffit pas. Nous devons nous battre, nous engager, et réinvestir le terrain de la démocratie : nous avons le droit de décider de l’avenir de notre territoire. Les entrepreneurs iront s'installer là où il y a des gens qui se battent.
22:50 Publié dans Bassin d'emploi de Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aries meca à sainte margueritte dans les vosges, crise automobile, udf 88, udf vosges, udf saint-dié, déodatie
