30.10.2009
La face cachée de banques
La crise financière m’a fait réfléchir, la projection d’un film « L’Argent Dette » m’a donné des frissons dans le dos. J’ai pris conscience à ce moment là que le rôle du politique était de reprendre le contrôle du pouvoir financier, sinon il ne sert à rien.
Actuellement, on constate plutôt que ce pouvoir financier est absolument incontournable pour les politiques, quels qu’ils soient, que derrière des discours de façade, il y a une complicité entre eux, et ce qui frappe, c’est le sentiment d’impunité que les milieux financiers dégagent vis-à-vis des politiques.
Les banques sont quand même les principaux bénéficiaires d’une crise énorme, qu’elles ont provoquée au dépriment du monde entier. C’est une faillite à la fois financière mais également morale, morale de la part des hommes qui ont été à la tête de ces établissements, de la part des autorités de régulation, et également de la part des hommes politiques.
Comment accepter que des milliards d’hommes subissent l’avidité de quelques dirigeants ? Ce n’est pas acceptable pour une démocratie, nous les politiques devons reprendre le contrôle du pouvoir financier. Un livre récent « La face cachée des banques » (Editions Plon, octobre 2009) écrit par le journaliste et écrivain Eric Laurent, me confirme dans mes convictions.
Voici ce que l’on peut lire au dos de la couverture
Les banques ont provoqué la crise la plus grave survenue depuis 1929. Pour la première fois un livre en révèle les secrets les plus inavouables et nous entraîne dans les coulisses de Wall Street et de certaines banques européennes.
Un scandale financier sans précédent : falsifications des comptes, contournement des lois, systèmes clandestins. Un seul but, l’enrichissement des dirigeants. Ce livre en démonte les rouages et permet de mieux comprendre pourquoi les banques sont aujourd’hui les seuls bénéficiaires de la crise qu’elles ont provoquée.
Au terme d’une enquête aux révélations étonnantes, on rencontre des dirigeants à la morgue insupportable et à l’incompétence parfois inqualifiable spéculant en inondant le marché de crédits « déchets » remaquillés en produit de qualité. On apprend que l’administration Obama a tout fait pour cacher l’insolvabilité de certains établissements, que des dirigeant d’entreprises au bord de la faillite se sont octroyés des bonus indécents avec l’argent du contribuable, que Paris et Washington ont dissimulé plus de 230 milliards de crédits toxiques détenus par des banques européennes.
De découvertes en découvertes, l’Auteur nous fait pénétrer dans un univers qui repose sur le mensonge et l’opacité.
Cette avidité, ce cynisme ont conduit le monde au bord du gouffre. Et maintenant ?
22:07 Publié dans Economie mondiale, L'Etat Français et l'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la face cachée des banques

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