24.01.2009

Relance : Il manque un projet

Une pluie de mauvais chiffres assombrit chaque jour un peu plus l'horizon économique. La dépense est bridée à la fois par le rationnement du crédit de la part des banques, toujours très mal en point, et par la remontée de l'épargne des ménages, qui ont vu fondre leur patrimoine immobilier et financier et qui craignent pour leur emploi. Les chefs d'entreprise anticipent une baisse des ventes et réajustent leur production et bientôt leurs effectifs à la baisse. Le chômage augmente. Seul l'Etat peut rompre ce cercle vicieux.
De surcroît, les pertes bancaires seraient bien supérieures à ce que les banques ont jusqu'à présent reconnu, c'est-à-dire 1 000 milliards de dollars. La débâcle financière mondiale pourrait coûter 3 600 milliards de dollars aux banques de la planète. Pour parvenir à chiffrer les dégâts de la crise, deux économistes ont cumulé les estimations de pertes et de dépréciations des actifs. L'économiste Nouriel Roubini, un des premiers à avoir prédit la déconfiture du système financier, et qui avait prédit dès 2006 la crise du marché immobilier et son effondrement, estime que le système bancaire américain est à la limite de l'insolvabilité et plaide en conséquence pour que les banques américaines soient de nouveau recapitalisées, de 1 000 à 1 400 milliards de dollars, par des capitaux publics ou privés.
Dépenser oui, mais combien, comment et surtout pour quoi faire ? La réponse doit être proportionnée à la gravité de la crise. Mais injecter ici et là des milliards ne suffira pas à faire redémarrer la machine économique - une des leçons méconnues de la pensée de Keynes est justement que l'économie n'est pas une machine qui obéirait à des stimulations mécaniques. Pour inverser les anticipations pessimistes, il faut des milliards, mais aussi un projet. Un modèle économique et social capable de restaurer la confiance en l'avenir et susceptible de fédérer les énergies. C'est peut-être ce qui manque le plus dans la réponse européenne et mondiale à la crise.

23.01.2009

Sombres perspectives économiques pour 2009

En tête des risques qui pèsent sur l'année en cours, il y a l'accroissement des déficits publics dans de nombreux pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Espagne et l'Australie. Une situation qui ne pourra que s'aggraver, avec les dépenses gouvernementales en forte hausse pour soutenir les institutions financières et tenter de relancer l'économie. On ne traite pas les causes mais on sème de nouveaux problèmes dont l'impact se fera durement sentir plus tard.
Couplée à ces faiblesses, la crise mondiale pourrait être aggravée par un atterrissage douloureux de l'économie chinoise, avec un ralentissement plus fort que prévu et une croissance de 6 %, au lieu des 8 % officiels. Les menaces environnementales, toujours importantes, risquent d'être sous-estimées cette année à cause de la récession.
Le manque de coordination entre pays est l'une des causes aggravantes de la crise financière. Nous avons un besoin urgent d’une gouvernance mondiale.

21.01.2009

MoDem Déodatien :"Yes we can"

Suite à la structuration récente du MoDem Déodatien, nous avons choisi le mardi 20 janvier 2009 : jour de l'investiture de Barack Obama pour faire notre première conférence de presse : Vosges matin 21 janvier 2009.jpg

09.01.2009

Vosges : inventer des voies économiques nouvelles pour contrer le déclin industriel et fixer la population

Voici une étude intéressante de l'Insee sur le département des Vosges qui a été commandée par le Préfet pour inventer des voies économiques nouvelles afin de contrer le déclin industriel et de fixer la population : étude insee sur les vosges.pdf

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