24.03.2007

Conseil municipal du 23 mars 2007

A. L’économie sur le bassin d’emplois de St-Dié
Si les zones d’activités étaient nécessaires pour diverses raisons pratiques, il faut rester humble : cela a permis de transférer et de conforter certains emplois, d’augmenter quelques effectifs, de créer des activités nouvelles mais il n’y a jamais eu 2269 emplois de créés comme le prétend Monsieur Pierret. Si les politiques ont le rôle de créer les conditions pour favoriser le développement économique, ce sont les entreprises qui créent les emplois. Nous sommes dans un bassin économique où le taux de chômage est de plus de 14% , soit plus de 50% au dessus de la moyenne départementale et tous les acteurs politiques de droite comme de gauche qui ont eu des responsabilités sur ce territoire au cours de vingt dernières années ont leur part de responsabilité dans cette situation. Nous devons avoir une pensée pour tous ceux qui ont perdu leur emploi. Je rappelle à Monsieur le Maire que sur la ville de St-Dié, le taux de la taxe professionnelle est le plus élevé de toutes les villes de Lorraine dont le nombre d’habitants est compris entre 20 000 et 25 000 : cela n’est pas propice à le venue des entreprises. Bien que avons le contrat de transition professionnel, je regrette les réticences des députés socialistes à ce sujet : nous devons d’abord penser aux chômeurs.
Concernant l’aménagement des infrastructures économiques, il faudrait avant d’engager des sommes importantes, achever la commercialisation des zones existantes et réhabiliter les nombreuses friches industrielles.
Enfin, aujourd’hui, plus que jamais, l’intercommunalité s‘avère nécessaire : c’est en unissant nos efforts que nous serons efficaces pour lutter contre le chômage.

B.Quelques remarques sur le compte administratif


1. Les charges de fonctionnement : Elles sont de l’ordre de 1600 euros par habitant alors qu’elles sont de l’ordre de 1350 euros pour les villes de la même strate.
2. Epargne nette: notre capacité d’autofinancement par habitant est de 19 euros alors qu’elle est de 79 euros pour les villes de la même strate.
3. L’investissement par habitant est de 264 euros alors qu’il est de 352 euros pour les villes de la même strate.
4. Les impôts : Si on considère les 6 villes de Lorraine dont le nombre d’habitants est compris entre 20000 et 25000, il apparaît qu’avec Lunéville, notre taux pour le foncier bâti 25% est très au dessus de la moyenne proche de 21%, que notre taux pour la taxe professionnelle 19.99% est le plus élevé et dépasse largement la moyenne qui est de 15.9%. Il ne faut donc pas s’étonner si la population baisse et si les entreprises ne viennent pas chez nous.
5. Il y beaucoup à dire sur le dette :
1. Si on ne considère que le budget principal, on s’aperçoit que la dette par habitant est passée de 1954 euros au CA 2000 à 1948 euros au CA 2006, soit une baisse de 1 euro par an donc au rythme là, il faut 2 millénaires pour la rembourser .Dans les faits on a remboursé 3,6 millions d’euros sur cette période (beaucoup moins que ce que la majorité prétend ), mais notre population a diminué de 1800 habitants.
2. Les budgets annexes prennent de plus en plus d’importance et la dette de ces budgets représente environ le quart de la dette du budget principal. Pour résumer, la dette tous budgets confondus représentent 52,4 millions d’euros soit un montant de 2400 euros par habitant.
6. Budget de l’eau et de l’assainissement : il y a un excédent de l’ordre de 450 000 euros qui doit être redonné aux déodatiens à travers une baisse du prix de l’eau.
7. Budget des ordures ménagères : cela coûte au déodatiens près de 9% en plus par rapport au CA 2005.

21.03.2007

François Bayrou plaît aux entrepreneurs

Nous avons 3 millions de chefs d’entreprise en France, dont 92 % à la tête de PME. Malgré un discours politique qui vante leur mérite et leur capacité à créer des emplois, leurs besoins restent négligés, en particulier pour le million et demi d’entrepreneurs individuels qui se débattent sans soutien.
Par la voix du programme législatif de l’UDF, cet électorat straté­gique vient de trouver un écho. Le parti centriste propose aux entreprises unipersonnelles de créer leurs deux premiers emplois avec des charges réduites à 10 %. Dans la pratique, les deux premiers postes correspondent à un assistant et à un commercial, qui vont permettre à l’entreprise de se développer. Les charges représentent l’obstacle majeur pour un entre­preneur individuel qui souhaite recruter : elles doublent le coût d’une embauche. En mettant l’accent sur l’aide aux entreprises unipersonnelles, un sou­tien serait apporté aux sociétés les plus vulnérables et les plus nombreuses, véritable creuset de croissance. En outre, les entrepreneurs individuels ne délocalisent pas. Il s’agit donc d’une prime à la sédentarité qui développe l’attractivité locale. Plus que du patriotisme économique, un tel arbitrage relève donc du bon sens.
Enfin, cette mesure favoriserait la création d’emplois. Si 10 % des entrepreneurs individuels embauchaient, d’ici à trois ans, deux personnes, cela représenterait 300 000 emplois nouveaux. Le jeu en vaut la chandelle car tout n’a pas été tenté pour relancer l’embauche.
François Bayrou s'avance sur un terrain libéral où les acteurs économiques ne l'attendaient pas. Ou plutôt, dans un domaine où ils en attendaient un autre ! Et pourtant... Laurence Parisot n'affirmait-elle pas, page 21 de son ouvrage, que « le libéralisme n'est ni de gauche ni de droite » ? Le Medef en a rêvé, le candidat UDF va donc le faire. Les patrons réclament la baisse de la dépense publique ? François Bayrou affiche un programme à 21 milliards d'euros - quand celui de Nicolas Sarkozy est chiffré à 54 milliards -, il suggère de fusionner les départements et les régions et place la réduction de la dette publique au coeur de son projet, dans le droit-fil du rapport de Michel Pébereau, président de BNP Paribas et membre de la direction du Medef. Les patrons pensent que « c'est par son retrait que l'Etat favoriserait le mieux l'épanouissement de la société civile » ? François Bayrou invite à élargir la mission du Conseil économique et social et, comme Laurence Parisot le dit depuis plus d'un an, à reconnaître dans la Constitution la primauté des partenaires sociaux sur l'Etat pour toute réforme du droit du travail. Ceux-là s'alarment du silence des écuries présidentielles sur les retraites ? Celui-ci en fait « une obligation nationale ». Ceux-là rêvent d'un sursaut en matière de recherche ? Celui-ci promet d'y orienter « toute l'action publique ». Le Medef préconise un meilleur accès des PME aux marchés publics, François Bayrou aussi. Il défend l'idée que les cotisations famille et santé reposent, non plus sur les salaires, mais sur la solidarité nationale, François Bayrou aussi. Il réitère sa foi en l'Europe, en la vertu de l'euro et en la pertinence de la stratégie de Lisbonne en faveur de l'économie de la connaissance, François Bayrou aussi. Bref, les exemples sont innombrables, en matière fiscale, sociale, environnementale.
Tout cela serait anodin si la seule figure patronale qui ait osé choisir publiquement son camp - Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais - ne s'était prononcée... pour le candidat UDF. Le malaise serait impalpable s'il n'y avait eu affluence, la semaine dernière, aux rencontres organisées par le mouvement Ethic et par la CGPME avec un François Bayrou aux anges. « Vous nous avez séduits parce que vous êtes raisonnable par rapport au monde de l'entreprise », lui a lancé Sophie de Menthon. « Vous avez récupéré quelques suffrages », lui a concédé Jean-François Roubaud.

01.03.2007

Bayrou et Cavada à Epinal

J'invite les Vosgiens à rencontrer François Bayrou et Jean-Marie Cavada à l'Espace du Cours près de la préfecture à Epinal le vendredi 02 mars 2007 à 18h30

Toutes les notes