28.12.2006

Mes voeux pour 2007

Une société unie n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures
Olivier GUICHARD Un chemin tranquille.


A l’heure des souhaits pour l’année qui débute, mes premières pensées vont bien sûr vers les plus démunis, les malades, les personnes qui souffrent d'isolement.
L’année 2006 aura été riche d’enseignements. Sur le plan local, le taux de chômage anormalement élevé : 50% au dessus de la moyenne départementale, doit nous inciter à rassembler toutes les compétences au delà des clivages politiques pour lutter contre ce fléau, et les inondations nous rappellent que nous devons davantage respecter les contraintes de la nature. Sur le plan national, la crise du CPE a mis en évidence nos insuffisances à donner de l’espoir, de la foi en l’avenir à notre jeunesse, et l'affaire Clearstream dévoile une dérive gravissime du comportement de certains de nos élus dirigeants.

Je souhaite que 2007 améliore la situation économique de notre bassin d'emploi, que 2007 nous conduise à construire les fondations d’un monde meilleur, plus responsable et plus solidaire.

Pour réussir, notre société doit déjà donner toute sa place à la famille, lieu irremplaçable où les enfants ont besoin de trouver les moyens de s’épanouir, les mains pour les soutenir. Il faut qu’elle développe les valeurs d’entraide, et je salue l’action de ceux qui mettent leur compétence au service des autres. Des investissements dans l’innovation, la recherche et les services s’avèrent nécessaires pour créer les richesses et les emplois de demain et il est important de soutenir les petites entreprises qui ont des possibilités d'embauche bien plus élevées que les grandes. En effet, c’est par l’emploi que l’on assure la cohésion sociale et économique d’un territoire, et aujourd’hui, plus que jamais, tous les partenaires privés, institutionnels et associatifs doivent s’unir pour répondre à l’accompagnement des mutations économiques, au développement des zones rurales, à la politique des quartiers difficiles.

Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour 2007: des vœux de santé, de paix et de bonheur.

09.12.2006

Les 3 questions de la Liberté de l'Est

La_liberte_de_L_Est_du_09-12-206.doc

06.12.2006

Pourquoi un tel taux de chômage en Déodatie ?

Le taux de chômage de notre bassin est de 14% alors qu’il est en dessous de 9% pour la France et d’un peu plus de 10% pour les Vosges. Il est vrai que notre tissu industriel avec une part importante de sous-traitance automobile nous fragilise mais cela n’explique pas tout. Depuis près de 20 ans, le Maire Christian Pierret et le député Gérard Cherpion occupent le terrain et ils ont eu du pouvoir, l’un comme maire, député et ministre du gouvernement Jospin, l’autre comme député, président de la CCI et vice-président de la Région Lorraine durant 12 ans. Cerise sur le gâteau le patron du conseil général des Vosges est actuellement président du Sénat.
On peut se demander comment avec autant d'atouts, on a pu arriver à un si piètre résultat
L’affrontement UMP/PS est ici très marqué et nuit au développement économique. Il est urgent de rompre avec ces méthodes. La gravité de la situation exige au contraire de rassembler toutes les compétences au-delà des clivages politiques.

02.12.2006

François BAYROU candidat à la présidentielle de 2007

Je me réjouis de l'annonce de la candidature de François Bayrou à la présidentielle et je vais lui apporter tout mon soutien.
Deux raisons essentielles me poussent à m'engager. La première raison est que je suis né dans ce massif vosgien que j'aime passionnément et que je ne peux me résigner à l'idée que nous avons en Déodatie les salaires et les niveaux de formation les plus bas de Lorraine et le taux de chômage parmi les plus élevés de France. La deuxième raison est que je déplore que la droite et la gauche passent leur temps à se renvoyer la faute de leurs propres échecs. En Déodatie, les clivages sont si marqués et si stériles que nous avons un retard préjudiciable dans les infrastructures de transport et de communication, dans le développement économique et le tourisme. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont si lourds et difficiles à résoudre que cela exige au contraire de rassembler au-delà des clivages politiques traditionnels et de faire preuve de courage. Les citoyens sont inquiets et angoissés et attendent des leaders politiques qu’ils leur montrent un chemin crédible pour s’en sortir.

Les forces démocratiques doivent sortir de l’antagonisme dans lequel elles sont enfermées depuis vingt-cinq ans. Le nombre croissant de SDF, les deux millions d’exclus et les quatre millions de chômeurs en fin de droit créent une situation qui nous place tous au pied du mur. Les Français ont le sentiment qu’un mur de verre les sépare de ceux qui les représentent, que leurs problèmes ou leurs difficultés ne sont pas entendus. Tout cela constitue une situation de crise comme la France n’en a pas rencontré depuis très longtemps, peut être plus d’un siècle. Cela nous impose des démarches politiques nouvelles. Depuis vingt-cinq ans les majorités de gauche et de droite se succèdent et à chaque alternance, la nouvelle majorité détruit ce qu’a fait le gouvernement précédent, mais les problèmes de la France demeurent. Il faut se poser la question de savoir pourquoi ? Tout simplement parce que les problèmes ne trouvent plus de solution à droite ou à gauche. Le principe de l’affrontement bloc contre bloc, une partie des français contre l’autre partie est dépassé et stérile. L'UDF est seul à proposer de construire une majorité nouvelle qui rassemblera des personnalités de sensibilités politiques différentes mais qui ont la même vision de l’avenir. C’est le seul moyen de sortir de la situation de désespérance dans laquelle nos concitoyens se trouvent et de redresser le pays.

J'ai la volonté d'oeuvrer à mon humble niveau au rassemblement des Français autour de quelques priorités. Ce qui m'importe au-delà de la gauche ou de la droite, c'est l'intérêt de la France.

L'Etat doit être réformé, impartial, garant des grands équilibres et des grandes solidarités. Les minima sociaux ne permettent pas aux Français dans la difficulté de retrouver leur rôle dans la société, leur octroi doit être assorti d'une activité qui leur permette de retrouver le chemin de l'insertion . Enfin le défi climatique est devant nous : nous devons nous inscrire dans une perspective de développement durable, on ne peut pas demander le même effort aux Etats-Unis qu'aux pays d'Afrique subsaharienne : nous avons besoin de rétablir régulation et équité dans le commerce mondial.
Nous avons besoin d' une véritable démocratie , non de la monarchie élective que nous connaissons. Il faut un président qui donne les orientations, conduise la politique de la Nation, puisqu'il est élu du peuple, et il faut un Parlement de plein exercice, maître de son ordre du jour, de son calendrier, qui légifère et contrôle, comme dans toutes les démocraties autour de nous. La décentralisation doit être clarifiée: Il faut assurer les services de proximité, ne pas laisser seulement aux collectivités le soin de l'aménagement du territoire, ce qui donnerait aux plus riches des moyens bien plus puissants qu'aux pauvres. Il nous faut enfin une justice sereine, égale pour tous. Réduire la réforme de la justice à l'enregistrement des gardes à vue et interrogatoires, c'est ridicule : il faut une réforme travaillée avec tous ceux qui concourent à la chaîne du jugement. Et il nous faudra une grande loi pénitentiaire, parce que la situation de nos prisons est encore une honte pour notre pays.

L'économie doit être faite de croissance et de solidarité. Je crois à l'initiative, à la liberté d'entreprendre, meilleurs moyens de créer de la richesse et de l'emploi. Cependant je souhaite que ce libéralisme soit régulé, car l'économie de marché est impuissante à assurer les redistributions justes des revenus, à protéger les plus faibles. Il faut y parvenir par un débat social modernisé. 8% de syndiqués, c'est insuffisant pour un dialogue social fécond, il faut instaurer un dialogue dans l'entreprise, laisser à la loi le soin de fixer les principes (en simplifiant le Code du travail), attendre des partenaires sociaux qu'ils se parlent et que de ce dialogue surgisse la construction d'une économie efficace et solidaire. Il faut libérer l'emploi, multiplier le travail au lieu de le diviser comme on l'a fait dogmatiquement avec les 35 heures, pour cela assouplir les 35 heures, et transférer les charges, qui pèsent aujourd'hui à plus de 70% sur le travail. L'UDF a fait plusieurs propositions : CSG, TVA sociale ou combinaison des deux, et une taxe en augmentation régulière sur les énergies fossiles, pour inciter tous les acteurs à aller vers l'économie de demain. Il faut enfin une solidarité refondée. Les familles ne sont pas encouragées. L'accès au logement est un impératif catégorique majeur. La redistribution ne peut plus être assurée par des traits sur les générations futures, c'est immoral et scandaleux.

Nous devons investir sur l'avenir , c'est peut-être à mes yeux le point clé. L'éducation, la culture, la recherche, clés de l'adaptation de notre société au monde de demain. Lutte systématique contre l'échec scolaire et l'illettrisme, qu'aucun élève ne passe au collège s'il ne maîtrise les apprentissages fondamentaux - lire, écrire et compter. Il faut des parcours différenciés, octroyer des moyens aux établissements les plus fragiles, introduire des classes d'excellence dans les quartiers les plus fragiles - et non faire disparaître la carte scolaire. Il nous faut une recherche rénovée. D'abord, atteindre le plus vite possible les 3% du PIB pour la recherche publique et privée. Nous en sommes encore loin. Surtout, s'adresser aux jeunes chercheurs qui quittent quelquefois notre pays faute de trouver un parcours, c'est à eux que je pense en priorité. Il faut enfin une culture d'ouverture sur le monde. Ces trois éléments nous protègent de la marchandisation excessive de notre société, et du conformisme et de l'uniformité de la pensée. "Si nous pensons la même chose", c'est que nous n'existons plus.

C'est un projet humaniste, généreux, auquel je veux participer. Il se résume à un point essentiel : construire ensemble la France dans l'Europe et le monde de demain.

Conseil municipal du 01-12-2006

Si la plupart des délibérations vont dans le sens de l’intérêt général, j‘ai tout de même quelques remarques.
Sur le fond :
1. Nous n’avons pas le sentiment que la ville fait tout ce qu’ elle peut pour dynamiser le centre ville : le petit commerce connaît des difficultés, il manque une âme, une chaleur, une convivialité à ce centre. La gestion du stationnement et des zones piétonnes ne nous semble pas appropriée.
2. Nous déplorons qu’ un don assez conséquent de l’ordre de 700 000 euros fait par une Déodatienne soit dilapidé dans les charges de fonctionnement.
3. Nous regrettons que le budget de l’année 2007 ne soit pas préparé à temps : cela apporte bien des complications inutiles et du retard.
Sur la forme :
1. Les documents que nous recevons sont incomplets : nous découvrons d’autres informations lors des délibérations du conseil, sans doute pour nuire à notre préparation.
2. Les questions posées lors du conseil restent trop souvent sans réponses. Notre Maire Christian PIERRET botte souvent en touche.
3. Les documents relatifs aux modifications de budget sont presque toujours erronés. La gestion ne semble pas être le point fort de cette majorité. Nous déplorons ce manque de sérieux.

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